Focus : Le terrorisme populaire est-il non-violent comme le prétend Mahmoud Abbas ?

 

Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne, a réaffirmé à plusieurs reprises que « la résistance populaire » s’effectue par des moyens non-violents.

Par exemple, en Octobre 2015, à l’apogée de la vague de terrorisme populaire, Abbas a déclaré : « Nous n’utilisons pas la violence et la force, nous croyons en la paix et en la résistance populaire. C’est notre droit et notre devoir de continuer avec cela tant qu’il y a de la résistance… »

Dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New York (2 septembre 2017), Mahmoud Abbas a souligné que les Palestiniens sont opposés au terrorisme sous toutes ses formes. Il a mis en garde Israël de ne pas essayer de lancer une « guerre de religion », en disant que « notre lutte est politique et diplomatique … « Nous faisons tous [des efforts] dans la lutte contre ces organisations terroristes. Les Palestiniens sont contre le terrorisme local, régional et international, quel que soit son titre, sa sorte, son origine et sa source. Nous sommes contre le terrorisme international et travaillons à le combattre ». Il a ajouté que même si le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale ne réussissent pas à imposer leur position sur Israël, y compris l’annexion de Jérusalem Est, « nous n’adopterons ni le terrorisme ni la violence » (Wafa, 20 septembre 2017).

Le rôle de l’Autorité palestinienne

L’Autorité Palestinienne s’oppose-t-elle en effet au terrorisme de toutes sortes ? Le terrorisme populaire (la « résistance populaire ») est-il non violent et pratiqué pacifiquement ? Le terrorisme populaire, soutenu par l’AP, comprend des fusillades, des attaques à l’arme blanche et à la voiture bélier et des tirs de pierres et de cocktails Molotov, qui ne peuvent en aucun cas être qualifiés de « résistance populaire » menée de manière non-violente. Ce terrorisme a eu lieu depuis le déclenchement de la vague de terrorisme populaire en Octobre 2015, et à ce jour, 59 Israéliens ont été tués. Le nombre d’Israéliens tués à la suite du terrorisme populaire au cours des huit dernières années est de 109. La plupart des victimes sont des civils, les autres étant des membres des forces de sécurité.

Il ne s’agit donc pas d’une « résistance populaire » non-violente, comme le prétend Abbas, mais d’un terrorisme populaire violent et meurtrier qui dure depuis des années en Judée-Samarie et en Israël. Ce terrorisme, qui coûte un lourd tribut à Israël, est soutenu par l’Autorité Palestinienne et le Fatah et s’accompagne d’une campagne politique, de propagande et juridique en cours contre Israël sur la scène internationale.

SOURCE : Centre Meir Amit

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