Le fisc français traque-t-il réellement les Juifs installés en Israël ?

C’est le journal israélien Globes qui a mis le feu aux poudres jeudi dernier. Les services de l’Economie et des Finances français auraient mis en place un département discret afin de lutter contre la fraude fiscale des juifs de France binationaux. Leur cible : l’évasion fiscale vers Israël. Affabulation ou réalité ?

Si l’on en croit le très sérieux Globes israélien, les autorités françaises n’ont pas lésiné pour confondre les contrevenants juifs possédants un compte en Israël ou ayant décidé d’émigrer vers la terre promise. Et les détails sont nombreux : Un département complet installé au 13e étage de Bercy au Quai de la Rapée. 20 personnes parfaitement bilingues (français-hébreu) et 5 de plus actuellement recrutées. Un seul objectif pour tout ce beau monde : débusquer les contrevenants qui omettent de déclarer au fisc, leurs biens acquis en Israël.

Problème : la législation fiscale française interdit toute distinction qui serait opérée sur des personnes sur le fondement de leur origine, de leur lieu de résidence ou de leur appartenance à une nation ou une religion déterminée. »

Démenti catégorique de Bercy

Contactée par plusieurs médias israéliens, l’Ambassade de France en Israël a réfuté ces informations. Vendredi, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) lui a emboîté le pas.  La DGFiP« dément de la manière la plus catégorique les affirmations dénuées de tout fondement, publiées dans le journal Globes. Pas de création au sein de l’administration fiscale française d’un département qui serait spécialisé dans les juifs français ».

Maniant l’ironie, le communiqué regrette« que l’auteur de l’article n’ait pas eu la sagesse de vérifier ces informations auprès d’elle. Elle aurait pu notamment lui indiquer que l’immeuble ne compte que 9 étages et ne peut donc abriter une prétendue cellule spécialisée au 13e étage ».

Il n’en demeure pas moins que la coopération entre les services israéliens et français est assez régulière. Officiellement, la  DGFiP reconnait adresser que quelques dizaines de demandes par an à Israël. On peut imaginer que ces chiffres soient en deçà de la réalité. Mais aucune preuve pour l’instant, d’un département  de traqueurs du fisc français à l’endroit de fraudeurs binationaux en Israël.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

Une pensée sur “ Le fisc français traque-t-il réellement les Juifs installés en Israël ?

  • 31 décembre 2017 à 8:24
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    Les commissaires aux questions Juives sont toujours en activite !

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