Faut-il craindre que le soulèvement soit défini comme l’intifada 2014 ?

Tsahal a réagi aux tirs entendus sur la frontière entre Gaza et Israël. Une journée après le massacre de la synagogue du quartier de Har Nof, à Jérusalem, au cours duquel cinq Israéliens ont été assassinés, les soldats ont signalé des tirs qu’il leur a été impossible de localiser dans un premier temps.

Pour dissimiler leur présence, les soldats ont utilisé des bombes fumigènes qui leur ont servi d’écran et de couverture de sécurité. Les craintes de Tsahal ont été éveillées alors que certains terroristes du bastion du Hamas de Gaza ont joint leurs attaques à leurs complices en ouvrant le feu sur les soldats de Tsahal. Selon les rapports des forces de Tsahal, l’incident s’est produit dans la région d’Erez, le passage entre Israël et Gaza, alors qu’ils effectuaient un travail de routine à la frontière.

Pourtant, quelques minutes plus tard, l’armée israélienne précisait que les terroristes ne tiraient pas sur le territoire d’Israël, et qu’aucun des soldats n’a été blessé dans l’incident. Diverses rapports provenant des arabes de Gaza semblaient indiquer que la fusillade a eu lieu à l’intérieur de la bande de Gaza pour une raison interne, peut-être pour célébrer un mariage.

Le Hamas a appelé à des attaques terroristes cette semaine. Les raisons qu’ils ont évoquées avaient cette même teneur de représailles : cette fois-ci, c’était pour venger un chauffeur arabe d’Egged qui s’était suicidé. Malgré les preuves apportées par l’autopsie affirmant qu’il s’agissait bien d’un cas de suicide, l’Autorité palestinienne et le Hamas ont demandé, l’un une révision de l’autopsie, l’autre une escalade de la résistance par tous les moyens.

terroristes a gaza

Cet appel a été entendu, ce qui a provoqué mardi matin l’attaque de Har Nof, durant lequel deux terroristes arabes du quartier de Djbel Moukaber ont assassiné, avec des haches, des couteaux et un pistolet, quatre Juifs en prière et un policier druze qui est mort de ses blessures à l’hôpital.

Le Hamas a salué l’attaque, précisant dans un communiqué : « Le Hamas appelle à plusieurs opérations comme elle. » La célébration de l’attaque, du Hamas à Gaza, et du Fatah en Judée-Samarie, consistait à fêter cette attaque comme une «opération héroïque».

policiers

La frontière de Gaza a été agitée depuis le 26 Août, jour du cessez-le-feu qui a mis fin l’opération Bordure protectrice. Les terroristes de Gaza ont tiré des roquettes sur Israël à deux reprises, violant la trêve, mais prétextant que le Hamas n’était pas responsable et que les contrevenants allaient être punis. Israël n’a pas réagi, alors que l’armée égyptienne n’a pas fait preuve d’autant indulgence en expulsant des résidents de Gaza et en démolissant leurs maisons pour créer une zone tampon.

Le Hamas profite indirectement des désordres à Jérusalem et en Judée-Samarie, quand il ne les provoque pas. S’il en avait les moyens militaires, le mouvement terroriste aurait repris son agression contre Israël. En attendant, ce que les Israéliens appellent l’intifada 2014, est bien en train de se réaliser, soit à travers des attentats terroristes meurtriers, soit à travers des émeutes.

abbas

Il est très possible que Mahmoud Abbas, qui se garde bien de saisir l’occasion des émeutes pour lancer un soulèvement armé, soit dépassé par l’excitation guerrière des émeutiers et les manipulations de foule du Hamas. Israël se prépare, car il ne se fait aucune illusion sur les intentions des deux mouvements. Quant à l’appellation d’intifada 2014, elle fait polémique dans la presse, mais ce n’est pas le nom que les Israéliens craignent le plus, c’est son aspect meurtrier.

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