Faim dans le monde : Des chercheurs israéliens mettent à jour le séquençage du génome du blé

Blé d’hier et d’aujourd’hui : Les hébreux en avaient créé l’espèce, les israéliens s’essayent à en décrypter le génome !

En l’occurrence, parler d’avant-hier serait plus exact lorsque l’on évoque la découverte exceptionnelle de grains de blé retrouvés près de la rive sud du lac de Tibériade dont la datation remonte à plus de 23.000 ans, comme parler de demain serait plus proche d’une réalité encore difficile à saisir aujourd’hui, le génome du blé étant une espèce d’encyclopédie dont non seulement on connaîtrait à peine la signification des mots mais dont on ne pourrait en maitriser l’ordre !

Entre temps, cette toute petite graine devenue miche de pain a nourri concrètement des générations d’humains avant de devenir carrément le symbole de « La » nourriture !

Les hébreux en créèrent l’espèce il y a quelques 23.000 ans !

Cet aliment de base doit son évolution à l’imagination des anciens qui n’avaient pas hésité à commencer dès le néolithique la sélection des grains et l’ensemencement de variétés sauvages à fort rendement.

Blé dur qui s’ignore, blé tendre comme femme ?

L‘une des premières plantes domestiquée par l’homme à partir de deux plantes sauvages : l’engrain et l‘amidonnier »* les blés durs et tendres furent à l’origine de bouleversements majeurs sur tous les continents, ayant été modifiés, adaptés aux besoins de l’homme et manipulés génétiquement pour relever les défis du futur

L’agriculture et la culture modernes ont permis d’augmenter considérablement le résultat des récoltes, de mieux maitriser les cycles de croissance, la maturation ainsi que la résistance aux maladies de notre petit épi de blé, devenu avec maïs et riz les plantes les plus cultivées partout dans le monde assurant l’alimentation de l’humanité.

Les israéliens comme les autres commencent à décrypter le génome du blé !

Résultat de 13 ans de travail pour 200 scientifiques issus de 73 instituts de recherche dans 20 pays différents, les scientifiques ont annoncé le 16 août dernier, le séquençage, pour la première fois, du génome complet du blé tendre, (un blé utilisé pour la farine, par opposition au blé dur utilisé pour la fabrication des pâtes).

Le génome du blé est parmi les plus grands et les plus complexes du monde végétal.

Le code génétique du blé, façonné par des mécanismes évolutifs voulus depuis des lustres contient cinq fois plus de gènes que celui de l’homme (107 891 contre 20 000) !

Le type de blé séquencé est le blé tendre (Triticum aestivum), la céréale la plus cultivée au monde en termes de surface, avec 220 millions d’hectares dédiés, soit l’équivalent de plus de dix fois la totalité de la surface agricole française.

Or, selon le rapport publié par l’IWGSC, « la production de blé se doit d’augmenter de 1,6 % par an pour répondre à la demande d’une population mondiale projetée à 9,6 milliards d’habitants d’ici 2050 ».

On peut toujours rêver…

L’identification de nouveaux gènes pourrait donc ouvrir de nouvelles perspectives, améliorer la qualité de vie de l’humanité, effacer jusqu’au souvenir abominable des affres de la faim et -peut-être- même, permettre d’établir enfin une Paix réelle entre les hommes !

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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