Evénement : Le Vatican prête un manuscrit de Maïmonide à Israël

Pour célébrer le 50e anniversaire du Musée d’Israël le Vatican a prêté un volume rare du « Mishneh Torah », ouvrage halakhique (traitant de la loi juive) de Maïmonide, écrit il y a 560 ans. Un Trésor rare mêlant l’héritage de la littérature juive avec les superbes enluminures  et illustrations de la Renaissance italienne.

Deux tomes seront exposés ensemble à Jérusalem deux ans après leur séparation. Rappelons que dans cette œuvre monumentale le Rambam a catalogué toutes les lois de la vie juive et ces écrits ont servi de base au Rav Yossef Karo, l’auteur du Choul’han Aroukh.

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Ces deux volumes sont considérés comme parmi les plus magnifiques manuscrits hébraïques du Michneh Tora de par leurs illustrations et décorations. Cette version est la dernière avant l’invention de Gutenberg au 15eme siècle.

Le Musée d’Israël avait acquis en 2013 un des deux tomes avec les chapitres 7 à 14. Celui du Vatican présente les chapitres 1 à 5, le sixième chapitre est donc manquant.

On peut discerner le travail de deux artistes appartenant à un des fameux ateliers du nord de l’Italie à l’époque. Sur les pages, des colonnes avec des remarques sur les décisions Hilkhatiques du Rambam (loi juive) adaptant ainsi les lois selon la coutume Ashkénaze.

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Le tome du Vatican a appartenu au début du 19eme siècle à Giovani Francisco De Rossi. Le second a erré jusqu’en Allemagne et ensuite aux USA pour être acheté par Mikhael et Judith Steinhardt. Il est aujourd’hui la propriété commune du musée israélien et du Musée Métropolitain des Arts à New-York.

Depuis que le Vatican a « dechargé » le peuple juif de l’accusation millénaire de déicide, les échanges culturels se sont multipliés avec le musée.

Si l’art et la beauté de ces volumes sont extraordinaires il ne faut pas oublier que l’enseignement de leur contenu Halakhique est d’une importance primordiale. C’est aussi  une rare occasion de comparer plusieurs éditions de l’œuvre monumentale du « Grand Aigle » (HaNecher Hagadol) comme on surnomme Rabbi Moché Ben Maïmon.

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