Une eurodéputée dénonce l’omerta dans l’affaire Sarah Halimi : « La victime est morte dans un silence glaçant des autorités françaises »

L’eurodéputée belge Frédérique Ries a dénoncé jeudi l’omerta autour de l’affaire Sarah Halimi, une femme juive de 65 ans défenestrée début avril par un musulman.

« Elle avait 65 ans, elle était directrice de crèche, juive. Sarah est morte le 4 avril dernier à Belleville, battue à mort et défenestrée par un jeune musulman radicalisé », a dénoncé l’élue lors d’un débat au Parlement européen sur la lutte contre l’antisémitisme.

« Pas de marche nationale, pas de « Une » pour Sarah, elle est morte dans une quasi indifférence médiatique et, pire, dans un silence glaçant des autorités [françaises]. L’assassin est un voisin. Il connaissait sa victime. Il l’a traitée de sale juive, au quotidien, l’a terrorisée. Mais la justice l’interne [l’assassin] et s’interroge sur le caractère antisémite de ce crime. On croit rêver. On hallucine quand on entend certains, juste à l’instant dans cet hémicycle, qui remettent en cause, pour les mêmes raisons sans doute, la définition internationale de l’antisémitisme. Une définition essentielle », a-t-elle fustigé.

« Nommer les choses, nous le devons à Emmanuel et Miriam Riva, à Dominique Sabrier, Alexandre Strens du Musée Juif de Bruxelles, à Jonathan Sandler, Aryeh et Gabriel, à la petite Myriam de l’école Ozar Hatorah de Toulouse. À Yoav Hattab, Yohan Cohen, Michel Saada et Philippe Braham de l’Hyper Cacher, à tous les autres. Nous le devons à Sarah Halimi », a-t-elle conclu.

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source : Le Monde Juif