Et si cette israélienne pouvait soigner le cancer du pancréas ?

Le Dr. Talia Golan, responsable du centre de cancérologie pancréatique du Centre Médical Sheba mène actuellement des recherches ainsi que des essais cliniques afin d’évaluer un nouveau schéma thérapeutique, dans le but de soigner les patients atteints du cancer du pancréas.

Ramat Gan, Israël – Au côté de deux des plus grandes sociétés biopharmaceutiques du monde, Astrazeneca et MSD, le Dr Talia Golan, oncologue spécialisée dans les tumeurs malignes gastro-intestinales, mène des recherches permettant d’évaluer l’innocuité des produits et de tester l’efficacité d’un nouveau schéma thérapeutique, connu sous le nom de POLO, dans le but de traiter les patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique, porteurs de la mutation BRCA 1 et 2.

Ces gènes humains produisent des protéines responsables de la réparation de l’ADN endommagé et jouent un rôle important dans le maintien de la stabilité génétique des cellules. Lorsque l’un ou l’autre de ces gènes est muté ou modifié, les dommages causés à l’ADN peuvent ne pas être réparés correctement et les cellules deviennent instables. Par conséquent, les cellules sont plus susceptibles de développer des modifications génétiques supplémentaires pouvant conduire au cancer.

Ce type de mutation se retrouve principalement dans les communautés juives ashkénazes (d’origine européenne) dont les femmes sont porteuses de la mutation des gènes BRCA 1 et BRCA 2.

L’essai POLO

Ces recherches, parus dans le prestigieux magazine The New England Journal of Medicine, ont rapporté des résultats très prometteurs.

« L’essai POLO utilisant le médicament Lynparza offre un espoir pour les patients qui souffrent d’un cancer du pancréas métastatique porteur de la mutation BRCA », a révélé le Dr Golan. « Ce traitement illustre également l’avènement de la médecine de précision basée sur un bio-marqueur génétique spécifique, les gènes BRCA 1 et 2. »

POLO est une étude de phase III multicentrique randomisée, en double insu, contrôlée par placebo et par comprimés de Lynparza en monothérapie de maintenance. L’essai a randomisé 154 patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique, dont la maladie n’a pas progressé sous chimiothérapie.

Le cancer du pancréas est le 12ème cancer le plus répandu au monde, avec 458 918 nouveaux cas en 2018 seulement et pourtant, il s’agit de la 4ème cause de décès par cancer. Moins de 3% des patients atteints de métastases survivent plus de cinq ans après le diagnostic.

Le diagnostic précoce du cancer du pancréas est rare, car il n’y a souvent aucun symptôme avant un stade avancé de la maladie. Environ 80% des patients sont diagnostiqués au stade métastatique.

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