Est-il dangereux pour les touristes israéliens de se rendre à Bahreïn ?

Les touristes israéliens qui séjourneront dans l’Emirat de Bahreïn prochainement n’auront jamais été aussi proches de l’Iran. Le régime des Mollahs « punira-t-il » son voisin d’avoir nouer des relations avec l’Etat juif ?

«Le tyran qui dirige Bahreïn doit s’attendre à une vengeance sévère des moudjahidines [combattants islamiques, ndlr] désireux de libérer Al-Qods [Jérusalem, ndlr] et de la fière nation musulmane de ce pays», indique le communiqué des gardiens de la Révolution iranienne après l’annonce d’un accord de paix entre Bahreïn et Israël. Le ton est donné.

« On peut craindre que les Israéliens qui se rendent à Bahreïn ne deviennent la cible de l’Iran », a indiqué à Israel Hayom le Dr Michael Barak, chercheur principal à l’Institut international de lutte contre le terrorisme au Centre interdisciplinaire d’Herzliya, dans une interview publiée ce dimanche. 

Bahreïn fera de son mieux pour protéger les Israéliens en visite contre les menaces de la population chiite du pays et de l’Iran, a déclaré de son côté lundi l’ancien chef du Mossad Efrayim Halevy.

La menace iranienne

S’exprimant dans le cadre d’une conférence virtuelle du Jerusalem Press Club avec les médias, Halevy a déclaré: «Je ne pense pas qu’il y ait une menace spécifique pour les Israéliens» qui se rendront à Bahreïn une fois l’accord de normalisation imminent avec Israël s’il est finalisé, mais il y a une «menace sérieuse potentielle, qui est que les Iraniens peuvent considérer que c’est une opportunité de frapper les Israéliens.»

«Je pense que les autorités locales de ces pays [Bahreïn et les EAU] sont bien conscientes… elles sauront comment y faire face de manière efficace», a-t-il déclaré.Halevy a également raconté plusieurs réunions qu’il avait eues sous le radar avec des dirigeants du Golfe, remontant aux années 1970.

Depuis la révolution islamique, la République chiite d’Iran tente de saper la stabilité du régime à Bahreïn en « exerçant son influence à trois niveaux: le soft power – soutien aux organisations caritatives chiites du royaume -, le soutien aux mouvements d’opposition chiites et le renforcement des organisations terroristes telle le Hezbollah. La pression de Téhéran pour exercer sa mainmise sur Bahreïn s’est accentuée depuis le « Printemps arabe » en 2011.

Une raison supplémentaire pour que ce pays  à majorité chiite se démarque de son puissant et envahissant voisin iranien.

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