En panne dans le nord d’Israël juste avant shabbat, quand soudain…

Après avoir campé avec ma famille dans le Golan, vendredi matin, nous commencions à rentrer chez nous à Jérusalem. Quelques kilomètres après la jonction de Tzemach, près du kibboutz Gesher, la voiture s’est retrouvée coincée. Nous essayions tout pour la faire redémarrer, mais rien n’y fait. Que faire? Par le rav Yossef Ben Shoushan. Pendant la période estivale, Coolamnews vous propose une sélection des meilleurs articles ou vidéos de l’année écoulée. Bonne (re) lecture ou visionnage. Article publié le 27 décembre 2018.

En panne ! La voiture est remplie de sacs, de matelas sur le toit. Avec ma femme et nos huit enfants, nous sommes coincés dans la nature. Dans quelques heures rentre le Shabbat. Qu’est-ce qui va nous arriver? Comment parvenir à Jérusalem et avoir le temps de cuisiner et de nous organiser pour le Shabbat? Après quelques tentatives pour trouver une auberge casher dans les environs, qui n’ont rien données,  j’appelle mon ami à Jérusalem pour le consulter sur les mesures à prendre. Et il me dit d’attendre un moment et il raccroche.

Au bout de cinq minutes environ, il revient vers moi et me dit: Ne t’inquiète pas, quelqu’un viendra bientôt vous porter secours. Et après 15 minutes, un Juif vient de Beit Shéan et me dit, « ne vous inquiétez pas, tout est arrangé. Bientôt une remorque arrivera pour prendre votre voiture au garage d’Afula. Quant à vous, vous venez passer Shabbat chez nous ».  Ma femme et moi sommes abasourdis et gênés. Comment pouvons-nous oser débarquer une famille entière de 10 personnes sans préavis et de plus chez des gens que nous ne connaissons pas? Mais vu les circonstances, nous ne n’avons pas pu refuser l’invitation.

Comme de vieux amis

Nous arrivons chez eux une heure avant Shabbat. Ils nous repartissent rapidement dans quelques salles de bains pour prendre la douche avec tout le nécessaire, serviettes, shampoing, etc. Nous nous habillons rapidement et partons avec les hôtes à la synagogue. Nous revenons de la prière et là nous  attend une table de rois, dressée pour plus de 20 personnes. Car les hôtes sont aussi une famille nombreuse. Kiddouch, lavage des mains, bénédiction de Hamotzi avec des belles et grande Hallotes de Shabbat, salades, entrée, chants de Shabbat, repas… tout est délicieux, Divrei Torah ,dessert … Les enfants sont devenus copains et les parents se sont parlé comme de vieux amis.

Puis le lendemain, déjeuner de Shabbat, Seudah Shlishit, un quatrième repas le samedi soir et comme notre voiture est encore au  garage et que nous n’avons pas le moyen de rentrer chez nous, ils insistent pour que nous restions  chez eux le samedi soir. Petit déjeuner le dimanche matin. Puis le maitre de maison m’emmène avec sa voiture au garage à Afula, tandis que ma famille reste chez eux et déjeune bien sûr, et lorsque la voiture est prête, dans l’après-midi, je retourne à Beit She’an pour chercher ma famille, mais bien sûr, ils ne me permettent pas de voyager avant que je ne déjeune chez eux. Et puis nous disons merci de tout cœur et ils nous remercient d avantage de leur avoir donne le mérite de nous avoir hébergés …..

Une image vaut mille mots

Une image vaut mille mots et une histoire vaut un million de conférences théoriques. C’est l’amour à son meilleur, sans beaucoup de paroles et sans frime. Cœur pur et simple, rempli d’amour et d’aide spontanée à une personne en détresse.

Messieurs, une telle histoire fait partie de millions d’autres de ce genre dans la vie quotidienne des habitants des « villes de développement » et ce, loin des projecteurs et des caméras.

David Buzaglo de Yeruham, Rina Amar de Kiryat Shmona, Haim Bokobza de Netivot, Rachel Uzan de Tibériade, n’ont peut être pas de maîtrise ni même de licence, mais ils ont une pureté de cœur incroyable. Amour simple, fluide, naturel, spontané. Et pourquoi ? tout simplement, parce que c’est ainsi qu’ils ont vu leurs père et mère emmener régulièrement manger à la maison des orphelins et des personnes qui vivent dans des difficultés financières.

Ces personnes sont liées de toute leur âme à la Terre d’Israël

Parce que le voisin solitaire d en face se faisait appelé tonton par les enfants parce qu’ils étaient sûrs qu’il était le frère de leur père tant il  était à la maison. Et malgré le fait que la famille a déjà plus de dix enfants, il est clair que sont toujours invités à la maison tous ceux qui n’ont pas où manger, ainsi que les enfants et le mari de la voisine qui est allé accoucher … etc.,

Et bien sûr, ces personnes sont liées de toute leur âme à la Terre d’Israël, à l’État d’Israël, à l’armée. Ils envoient avec joie leurs enfants à l’armée dans la ligne de feu et même lorsque le fils tombe sur le champs de bataille, ils ne disent pas un seul mot de travers à propos de l’état d Israël. Et ils ont également un lien très fort avec la tradition juive. Rentrez donc chez eux et voyez comment ils décorent leur salon.

« Et l’or de cette terre est bon ».

Par des Photos de Baba Salé et d’autres sommités rabbinique de tous les courants. La cuisine est casher, ils font du kiddush le Shabbat. Un bon nombre d’entre eux se rendent à la synagogue le samedi, et tous s’y rendent les jours des grandes fêtes. Ils honorent les érudits de la Torah, ils aiment la Torah, ils pèlerinent les tombes des justes et leurs font des « hiloulot », ils aiment Jérusalem de cœur et d’âme et, par-dessus tout, le nom de Dieu est courant dans leur bouche …

Je dis sans équivoque que ces personnes constituent en fait la ceinture de sécurité la plus puissante de l’État d’Israël en ce qui concerne l’authenticité de leur lien émotionnel et vivant avec toutes les valeurs fondamentales du peuple juif. Il semblerai que c’est à propos d’eux que le verset dit  « Et l’or de cette terre est bon ».

Rav Yossef Ben Shoushan

5 pensées sur “En panne dans le nord d’Israël juste avant shabbat, quand soudain…

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    27 décembre 2018 à 7 h 15 min
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    A lire pour tout ceux qui doutent de la qualité de coeur du peuple juif

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    27 décembre 2018 à 9 h 48 min
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    il m’est arrivé la même chose dans la région de Jérusalem. Je devais rejoindre Netanya et je tombe en panne à la sortie de la ville. J’ai passé chabbat dans une famille que je ne connaissais pas avec ma fille. Inoubliable.

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    27 décembre 2018 à 10 h 28 min
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    bravo. Voilà qui nous laisse de l’espoir quand à l’avenir de ce peuple

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    27 décembre 2018 à 11 h 29 min
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    Magnifique aventure. Merci pour ce récit ! Rav Ben Shoushan

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    27 décembre 2018 à 16 h 22 min
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    tous avec Deguel Yerouchaliam

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