En Israël des puces virtuelles remplacent progressivement l’expérimentation animale

Finies (ou presque) les études sur animaux, les expérimentations, se feront de plus en plus sur puce interposée ! Une puce qui n’a d’animal que son nom ! 

Cela fait bien longtemps que dans le public, beaucoup d’honnêtes gens, qualifiés avec quelque peu de condescendance d’ « âmes sensibles » étaient effarés par les expériences auxquelles étaient soumises nos amies les bêtes. Expériences recommencées et recommencées encore et encore, un nombre incalculable de fois et ce dans tous les domaines excepté peut-être celui à propos de la recherche des effets nocifs, suite à l’application des produits cosmétiques. En effet, un décret en date du  11 mars 2013 interdit de tester sur des animaux ces produits dans toute l’Union européenne.

Heureusement des voix connues ont aidé à faire bouger les choses : en particulier grâce à l’appui de personnalités connues et reconnues. Pour être parfaitement honnête, les animaux ne suffisaient plus pour évaluer la toxicité et les effets premiers et secondaires des nouvelles thérapies avec pour finalité de soigner le corps humain.

Et c’est grâce à une équipe de l’université Hébraïque de Jérusalem sous les ordres du Pr Yaakoov Nahmias, que l’idée a germé de remplacer la gente animale par des nano-organes humains, des  or-ganoïdes. Ceux-ci ne sont que des versions miniatures des organes humains enregistrées (car les cultures humaines ou animales ne se gardent que quelques jours)… sur une puce… virtuelle bien sûr!

Comment ça marche ?

Les Organs-on-Chips (littéralement organes sur une puce) sont des appareils en polymère flexible à peine plus gros qu’une carte mémoire, dans lesquels serpentent des canaux prévus pour faire circuler des fluides. Au centre, une membrane poreuse sur laquelle sont déposées les cellules que l’on souhaite observer.[/box]

Cependant ces chercheurs ne sont pas les seuls à avoir réussi à créer des organes sur puce.  « Une équipe de l’Institut Wyss à Harvard avait par exemple mis au point un poumon sur puce. La nouveauté ici est que les chercheurs avaient eu l’idée d’ajouter à leur système des capteurs : « Nous nous sommes rendus compte que puisque nous construisons les organes nous-mêmes, nous ne sommes pas limités à la biologie, et nous pouvons introduire des capteurs optiques et électroniques dans le tissu lui-même », explique le Pr Nahmias.

La présence de ces capteurs a permis aux chercheurs de détecter des réactions cellulaires très fines que personne n’avait détectées  jusqu’alors. Ces études permettent déjà de mieux comprendre le pourquoi de différents effets indésirables et les effets de surdose de certains médicaments comme le paracétamol.

Petit bémol…

Le Pr Nahmias précise encore: « Il est indéniable que le nouveau domaine des organes sur puce ouvre des possibilités inédites en permettant d’étudier de façon précise et contrôlée le comportement de cellules spécialisées de l’organisme. Ces systèmes permettent de recréer des conditions très proches de celles régnant à l’intérieur des tissus et d’étudier en direct la réaction des cellules à des molécules exogènes.

« Toutefois, il faut reconnaitre que ce domaine tout nouveau a besoin ne serait-ce que pour vérifier les résultats obtenus, de passer par l’étude sur cobaye. « L’expérimentation animale, qui permet d’étudier des effets physiologiques globaux, demeure à l’heure actuelle indispensable ».

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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