Émeutes à Jérusalem : la police prend ses dispositions

Les déchaînements violents à Jérusalem ne se comptent plus. Entre les attaques du Tramway, les agressions contre des policiers, les jets de pierre et de bombes incendiaires sur les véhicules et, récemment, l’attaque d’une maison à Silwan, dans laquelle s’était installée une famille juive, l’on comprend l’exaspération de Netanyahou et du maire de la ville, Nir Barkat.

Hier, on apprend qu’un autobus a été agressé par de jeunes arabes qui ont brutalement jeté des pierres à son passage. La vitre avant a éclaté et le chauffeur a été légèrement blessé. C’est le deuxième jour consécutif qu’un tel incident arrive, exactement au même endroit. Le désordre, dont on connaît les commanditaires, se poursuit, malgré l’arrestation de plus de cent arabes. Micky Rosenfeld, le porte-parole de la police a déclaré à la presse que ses services et ceux du ministère de la Sécurité intérieure collaborent activement pour faire cesser les émeutes. Mais quelles sont les mesures qui ont été prises ?

« Plusieurs programmes ont été proposés. »

En plus de conjuguer certaines technologies de défense qui sont restées secrètes, certains renseignements seront pris à la source (est-ce à dire à l’intérieur des villages arabes ?). De plus, des unités supplémentaires seront éparpillées à proximité des points d’échauffement. Mais ce n’est pas tout ! Une nouvelle unité d’intervention rapide a été créée, dont la tâche sera de se déplacer dans les lieux d’échauffourées, des points d’observation tenus par des policiers expérimentés seront déterminés, des caméras seront ajoutées et des patrouilles sillonneront la Vieille ville, le Mont Scopus et les quartiers arabes.

Ces mesures feront-elles descendre la pression ou au contraire inciteront-elles les adolescents palestiniens, soigneusement orientés, à prendre d’avantage de risques, à provoquer encore plus de heurts ? Micky Rosenfeld a déclaré aux journalistes : « Maintenant que l’opération Bordure protectrice est achevée et que les fêtes juives sont passées, je crois que le plus dur est derrière nous, nous nous attendons à plus de calme dans la ville. » Traduction d’un commentateur de la presse : « Dans ce cas, les mesures sont préventives et les propos de Rosenfeld ne sont là que pour rassurer la population… où je ne me pose pas les bonnes questions ? »

« En fait il y a deux attitudes, deux discours, un dirigé vers la population de Jérusalem et des émeutiers, d’où la dureté de certains propos et la détermination affichée des responsables politiques, et la réalité du terrain qui doit être pour l’opinion internationale dénuée de toute répression « disproportionnée. » Ce n’est pas facile de gérer les deux simultanément ! »

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