Elsa Zylberstein: « Ma mère est catholique mon père est juif »

 

A l’occasion de la sortie du film « Je ne rêve que de vous » de Laurent Heynemann, Elsa Zylberstein incarne avec fougue Janot Reichenbach, la dernière épouse de Léon Blum. Elle s’est confiée à nos confrères d’Actualité Juive. Voici un extrait.

A.J.: Vous célébrez les grandes fêtes juives. Est-ce une réponse à la Shoah ?

Elsa Zylberstein : C’est une fidélité à ma grand-mère. Mais je vais rectifier, je ne célèbre pas les grandes fêtes juives. Ma mère est catholique et mon père est juif. Mais en m’appelant Zylberstein, je sais que je suis la juive parfaite à épouser. (Rires). Je suis une juive de Kippour, désolée de décevoir vos lecteurs. C’est important de faire Kippour pour moi, peut-être pas pour la Shoah, peut-être pour mon père enfant caché pendant la guerre en effet. Je le fais pour lui, pour ma grand-mère pour l’Histoire, et pour me souvenir. Je vais à Copernic ou au Palais des Congrès.

Cette année, je tournais, j’ai dû courir pour arriver avant le son du shofar.  Ceci posé, j’ai toujours aimé pour Shabbat aller chez des amis, voire pour Pessah. J’aime discuter avec le grand rabbin de France, Haim Korshia. Quand je peux aider la Tsedaka, je le fais. J’étais la marraine du grand dîner d’Éric de Rothschild pour le C.A.S.I.P. C’est important pour moi en tant qu’actrice d’apporter ma contribution pour les plus démunis.

SOURCE:  L’Intégralité de l’interview se trouve dans Actualités Juives.

2 pensées sur “Elsa Zylberstein: « Ma mère est catholique mon père est juif »

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    5 février 2020 à 19 h 26 min
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    c’était Jean et Aimée Barange des « justes de France » qui ont protégé son papa. Jean était instituteur, puis grièvement blessé après la guerre de 14, il devient instructeur pour les recrues. Après la guerre il s’installe à Villeurbanne (Rhône) et s’occupe d’une école de sourds et muets pendant que sa femme s’occupe de l’intendance (leur fils Aimé Jean sera Médecin). Avec le régime de Vichy en 41, Jean est révoqué car il est socialiste, laic, et surtout franc-maçon. Les époux Barange s’installent à Vienne sur le Rhône, et accueillent clandestinement le jeune Alik Zilberstein, âgé de 4 ans dont les parents sont d’origine Russe et Polonaise. Il sera pour toute la famille et les voisins le petit « cousin » Albert. Le petit Albert deviendra un grand physicien, collaborateur des prix Nobel de physique, Sir Nevil Mot, puis de Pierre-Gilles de Gennes, il travaillera au laboratoire de physique à l’école Normale Supérieure, s’occupant des semi-conducteurs. Il est le père de la charmante et talentueuse comédienne Elsa Zilberstein, mariée à Nicolas Bedos.

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    7 février 2020 à 12 h 12 min
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    Je viens de me rendre compte, que les époux Bar ange portaient bien leur nom : Premier Ange.

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