Dior: Une chorégraphe israélienne au service de l’élégance française !

 

Parce que c’était « Elle », (Sharon Eyal), parce que c’était « Lui », (Christian Dior)…

Et de voir le défilé de la collection Prêt-à-porter Printemps-Été 2019 de « la maison Dior » sublimé par la grâce d’une chorégraphe venue tout droit d’Israël…

Et de voir ce mercredi 28 septembre, l’élégance française ressusciter dans le cadre prestigieux du célèbre hippodrome de Longchamp par le talent de huit danseurs, harmonieusement mêlés aux mannequins, une pluie ​​de pétales blancs ajoutant au côté éthéré de ce spectacle exceptionnel, la norme relevant le plus souvent d’un simple défilé tout bête !

Et moult félicitations de cautionner le succès de ce que la chorégraphe Sharon Eyal appelle « une ode à la force et au mouvement ».

Réussite totale

Ainsi le New York Times a félicité Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de Dior pour avoir mis en valeur l’harmonie des vêtements présentés, réussite totale « d’un langage sans mots qui parle de liberté, de classicisme mais aussi « d’ultra-modernité » !

Robin Givhan, rédacteur en chef rubrique mode pour le Washington Post, lui aussi séduit, d’ajouter : « Chaque corps soumis au rythme de la musique est à lui seul inspirations et expirations, une respiration-poésie qui vous emporte mieux et plus loin que les plus puissantes des ailes.  »

Quant à l’actrice Shailene Woodley, (de « Big Little Lies ») présente dans le public, elle aussi fut séduite par ce mariage-fusionnel réussi de la danse et la mode. Une expérience viscérale et bouleversante », a-t-elle confié à un journaliste “d’Associated Press ».

Petits rappels de l’immense parcours de cet homme de génie :

« Né à Granville en Normandie en 1905, Il est le second fils d’une famille de cinq enfants. (Ses parents, des industriels aisés, sont les inventeurs de la fameuse lessive Saint-Marc). Il a cinq ans quand sa famille s’installe à Paris. Ses parents ayant des ambitions diplomatiques pour leur fils, le jeune Christian Dior abandonne son rêve de devenir architecte et intègre Sciences Po’ à l’âge de 18 ans. Il en sort quelques années plus tard sans le moindre diplôme.

En 1928, il ouvre une galerie d’art contemporain où sont exposées les œuvres de ses amis Picasso, Cocteau, Dali et Matisse, avec l’appui financier de son père à qui il promet de ne pas inscrire le nom Dior sur la devanture.

Le Krach boursier de 1929 cause la ruine de la famille et le contraint en particulier à fermer la galerie. Pour gagner sa vie il vend des croquis de mode aux maisons de couture Balenciaga et Nina Ricci ou dessine occasionnellement des illustrations pour le Figaro.

Début des années 40, la seconde guerre mondiale éclate, il doit partir sur le front. Rapidement démobilisé, sa rencontre avec l’industriel français Marcel Boussac, roi du coton, sera décisive pour son avenir professionnel. Grâce à cette manne inespérée, il financera le lancement de sa maison de couture et l’achat de son siège au 30 avenue Montaigne. Le 12 février 1947, Christian Dior, alors âgé de 42 ans, présente sa première collection « Corolle ».

C’est une révolution dans le milieu de la mode. Il vient d’inventer le « New Look » : Taille serrée, épaules rondes et jupes à 30 centimètres du sol !

Très en avance sur son temps, ce grand monsieur sera l’un des premiers à créer franchises et licences, le premier couturier à faire la une du Times en 1957 avant de décéder en vacances quelques mois plus tard en Italie…

Et qui est cette chorégraphe de génie ?

Originaire de Jérusalem, Sharon a commencé sa carrière dans une troupe nommée « Batsheva » avant d’en devenir le directeur artistique puis d’y ajouter ses talents de chorégraphe. En 2013, elle créé « LEV », (cœur en hébreu), une compagnie basée en Israël qui rencontrera un tel succès qu’elle se produira à New York, Londres, Amsterdam, dans le sud de la France, avant la Suède, les Pays-Bas etc., etc.

Avant ce jour de gloire dans la capitale française, avant le tout début de cet inoubliable « défilé Dior printemps-été 2019, cette inauguration de la « Fashion Week de Paris », un show des plus élégants où mannequins et danseurs étaient vêtus de « robes-foulards » aux motifs kaléidoscopiques », les invités de se féliciter d’être là tout simplement, de vivre en direct la preuve qu’ajouté à quantités d’autres domaines les israéliens peuvent revendiquer être devenus sur la scène internationale, l’épicentre inouï de la fusion de la mode et de la technologie.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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