Deux hommes d’affaires, juif et arabe unissent leurs compétences

Malgré des désaccords flagrants, un juif et un arabe parient sur la supériorité de leurs réflexions communes et ça marche !

Même s’il existe bel et bien quelques points de discorde (et plus selon les non-affinités en présence, pour ne pas parler de guerres fratricides), un juif et un arabe ont parié sur la prédominance de leurs points communs, à commencer par le choix du nom de leur société, « Zeitoun Ventures ». En effet, « Zeitoun » qui désigne l’olivier aussi bien en arabe qu’en hébreu, peut alors s’entendre comme le symbole par excellence de la Paix.

Et de voir ces hommes d’affaires, messieurs Forsan Hussein et Ami Dror, des amis d’enfance, décider de s’associer et créer en 2014, une société d’investissements tournée vers des sociétés au capital humain diversifié. Après avoir réussi à obtenir un financement de 5 millions de dollars pour démarrer, ils ont investi à leur tour environ 17 millions de dollars dans des entreprises émergentes ou des startups en Israël.

« Nous voulions créer une entreprise qui inspire l’espoir mais qui remplisse également sa mission, (c’est-à-dire, ne pas hésiter à gagner de l’argent), une société d’investissement qui ait des principes, de celles qui possèdent une âme. »

« 30 en 3 »

(Quelques exemples parmi beaucoup d’autres : « Comedy-break » partie vive du portefeuille de « Zeitoun » est une entreprise émergente basée à Tel Aviv et Ramallah qui utilise la détection des visages pour personnaliser le contenu de programmes humoristiques. « Myndlift » elle aussi société émergente israélo-arabe développe une application capable d’atténuer les troubles de l’attention sans effets secondaires. « Ninispeech » est une application qui change la vie des bègues et « Sidis Labs » présente une technologie « portable » pour atténuer les vertiges produits par le mouvement)…

« Nous pensons que l’innovation vient de la diversité. Plus une entreprise est dotée de ces qualités, plus elle est forte », déclare sans façon Ami Dror à qui veut l’entendre ! (Ami : Un prénom prédestiné ?)

Forsan Hussein, quant à lui, exige de toutes les sociétés de son portefeuille qu’elles appliquent une disposition appelée « 30 en 3 »., ce qui signifie que les dites-entreprises doivent s’efforcer d’atteindre 30% de diversification de leur capital humain dans les trois ans suivant l’investissement initial !

Contacts humains : L’un et l’autre savent de quoi il est question…

Ami Dror, 42 ans, a été l’un des fondateurs de XPAND 3D, une société spécialisée dans les technologies 3D avancées pour le cinéma, le divertissement à domicile, l’éducation et la médecine, générant plus d’un milliard de dollars. Il est également investisseur et membre du programme Henry Crown de l’Institut Aspen à Aspen.

De son côté, Forsan Hussein, 38 ans, fut un bon moment le « directeur exécutif du YMCA international de Jérusalem » avant de rejoindre des organisations chargées de promouvoir la paix au Moyen-Orient et les impliquer dans les domaines des affaires et de la finance. Il a récemment été nommé « Meilleur Jeune Dirigeant » lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Grâce à son message social, « Zeitoun » attire non seulement des investisseurs européens et américains mais un taux non négligeable de chinois dont « Alibaba » et « Tencent Holdings ».

Des investisseurs chinois satisfaits de travailler avec une entreprise axée sur la diversité, quelque chose de neuf qu’ils apprécient d’autant plus qu’au cours de la dernière année, « Zeitoun » a prouvé son efficacité avec un retour sur investissement absolument fantastique !

Pour les rejoindre…

Heureux hommes, bonne pioche, pour faire partie de la famille « Zeitoun », les candidats potentiels doivent commencer par venir en Israël. Là il leur faudra sillonner le pays dans le cadre d’une tournée d’une semaine qui les mènera à Jérusalem, au Néguev, à Bethléem, à Shaab, une ville Arabe au nord d’Israël où Hussein a grandi etc., etc., pour que chacun ressente la situation telle qu’elle est, qu’il soit au courant de l’histoire d’Israël, y compris ses bons et mauvais côtés.

Et de conclure :

Nous sommes chanceux de pouvoir faire quelque chose que nous aimons vraiment ce qui implique notre responsabilité vis-à-vis de qui décide d’apprendre et travailler avec nous : Faire que tous deviennent au fil du temps des investisseurs heureux, des partenaires radieux, des amis comblés. »

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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