Des scientifiques israéliens savent effacer l’addiction à la drogue!

Des scientifiques israéliens ont mis au point une méthode pour effacer les souvenirs associés à la drogue, ce qui pourrait se révéler être une percée dans la prévention de la récidive chez les anciens toxicomanes. Cette protéine empêche les souvenirs qui peuvent déclencher un désir pour la drogue!

 

Effacer l’addiction ? Les chercheurs de l’Université hébraïque, dirigée par le Dr Rami Yaka, ont créé un médicament en mesure d’effacer les souvenirs liés à la drogue. Cela a été testé sur des rats auxquels on avait délibérément administré de la cocaïne depuis deux semaines. Les chercheurs ont injecté une petite protéine – un peptide appelé ZIP – directement dans la zone de cerveau antérieur qui contrôle le plaisir et la récompense: c’est la principale zone reliée à la toxicomanie. Ensuite, les rats ont été remis dans leur cage pour vérifier leurs réactions. Plutôt que de rechercher l’endroit où ils avaient obtenu leurs doses de cocaïne, les rats ont ignoré cet emplacement, indiquant que tous leurs souvenirs liés à leur dépendance avaient été effacées.

« Un des plus grands problèmes avec les toxicomanes, c’est le taux élevé de personnes qui retournent à l’usage de drogues après avoir été désintoxiqué», a expliqué le docteur Rami Yaka. « Rien que la mémoire peut déclencher un désir irrépressible pour la drogue, y compris les sensations d’euphorie de la drogue elle-même, le contact de l’aiguille ou l’environnement dans lequel la drogue a été consommée. Cette recherche montre la possibilité d’effacer ces souvenirs, d’une manière qui permettra aux toxicomanes d’annuler toutes associations d’idées qui dans leurs esprits leur fait penser à la drogue. »

L’effacement de la mémoire

La protéine utilisée a été trouvé par d’autres chercheurs au cours des cinq années précédentes lors d’une recherche qui devait inhiber les processus d’apprentissage en affectant la mémoire. Tous les souvenirs effacés étaient à court terme, mais cette recherche fournit la preuve que ce peptide peut aussi bien effacer les souvenirs acquis à travers un processus d’apprentissage à long terme.

Le Dr Yaka indique qu’il est peut être possible d’effacer des mémoires dans le cadre d’un traitement psychiatrique comme lors de stress post-traumatique: « Tous les médicaments suivent le même chemin addictif et cela à des intensités variés. La cocaïne, l’héroïne et même le cannabis stimulent la sécrétion de dopamine dans le cerveau , une hormone qui est associée au plaisir, au moins dans les premiers stades de la dépendance. Ce traitement empêche l »augmentation du risque de retomber dans la drogue en effectuant des changements dans le cerveau ».

Effacement sélectif de la mémoire ?

Les scientifiques ne savent toujours pas si le processus d’effacement de la mémoire est sélective, touchant uniquement les souvenirs associés aux médicaments, ou si d’autres souvenirs sont effacés. « Les tests démontrent que la zone du cerveau concernée est uniquement celle lié à des souvenirs de plaisir et de récompense, cela n’affecte donc pas les autres souvenirs », a déclaré le Dr Yaka. « Nous avons également constaté que la capacité des rats à accumuler d’autres souvenirs n’est pas affectée ».

Cela permet donc d’établir  un nouveau modèle de traitement pour le sevrage des toxicomanes. Actuellement, le traitement de l’addiction ne reposait principalement que sur l’administration de médicaments de substitution, comme la méthadone.

Laetitia Cooper

Laetitia Cooper

Laetitia Cooper a fait son Aliyah de Toulouse à Guivat Shmouel en 2015 avec l'Alyah de Groupe. En France, elle était professeur d'anglais en lycée.

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