Le déni. La voici la nouvelle maladie mentale de la France

Le déni. La voici la nouvelle maladie mentale. Le déni est partout et contamine toutes les strates. Jusqu’à nos proches.

Déni des faits, déni des émotions, déni des mots. Nous vivons une époque où on regarde ailleurs lorsqu’un homme insulte une femme dans la rue. Tous regardent ailleurs lorsqu’une femme est agressée sur un quai. Nous taisons, nous étouffons nos émotions sous une prétendument éducation de bon ton et un élitisme qui donne la primauté à la raison, transformant régulièrement nos mots en maux

Nous taisons même les justes mots : aveugle est remplacé par non-voyant…vieux par senior …terroriste par déséquilibré et antisémite par antisioniste!

Et lorsque de temps à autre une voix s’élève pour appeler un chat; un chat!…on dit d’elle qu’elle a du « cran »!! Consternant retournement des mots et des émotions.

Des êtres humains, des générations étouffées par ses émotions et le qu’en dira-t-on social! Pour le bénéfice de nos nombreuses consultations. Même se lever pour céder sa place à une femme enceinte ou portant un nourrisson semble devenu un acte admirable!

Ou sont donc les vrais héros? A la guerre? Oui beaucoup effectivement. Il y a aussi ceux qui se lèvent chaque jour pour assumer un travail ou une ambiance qu’il déteste.

Ceux-là s’accrochent parce qu’ils portent en eux un proche, un enfant, pour qui ça vaut le coup de « s’écraser ». Le déni est partout. C’est même la culture du déni qui se transmet en héritage. Des générations sont nées persuadées que les juifs ont pris leur terre et que la Palestine est un vrai pays …

Le déni est magnifiquement représenté par nos gouvernants qui en décrétant l’état d’urgence trouvent logique de déclarer les terroristes irresponsables de leurs actes.

Se substitue à la réalité une image crée par le cerveau, un fantasme

Le déni c’est le ministère de la Justice qui dit à une association d’aide aux victimes, « envoyez vos équipes mais nous n’avons pas le budget pour les payer ». Les condamnant ainsi à rester dans leur chambre d’hôtel pendant qu’à l’extérieur, on meurt.

Le déni est une stratégie de défense qui nie la réalité. Un gouvernement qui nie la réalité, c’est grave. Cela le conduit à de la non-assistance à son peuple en danger. Un peuple qui nie la réalité de ses émotions, son immense colère vis à vis de proches, vis à vis de ses gouvernants, vaut-il mieux?

Ces réalités sont niées par beaucoup, à un point tel que se substitue à la réalité une image crée par le cerveau, un fantasme. La non considération d’une partie de la réalité, refuser de façon inconsciente une sortie de la réalité ou toute la réalité.

C’est ce que nous vivons aujourd’hui de façon certaine en France

Et lorsque le déni atteint de telles proportions, cela s’appelle aussi une psychose Messieurs nos gouvernants.

Emmanuelle Halioua

Emmanuelle Halioua

Emmanuelle Halioua, femme et mère est pédopsychologue spécialisée en trauma et en hypnose. Depuis Paris, elle nous envoie ses chroniques qui ne laissent personne indifférent

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