De plus en plus de femmes iraniennes sont dépendantes de drogues dures

L’Iran connaît un problème croissant de consommation de drogues. Les jeunes femmes, avec un très bon niveau d’études, sont parmi les plus grandes victimes. Alors que le premier centre de désintoxication pour femmes a ouvert à Téhéran il y a quatre ans, le gouvernement du président Hassan Rohani, au pouvoir depuis 2013, a abordé la question de façon plus frontale. Pire, les filles de 13 ans sont de plus en plus dépendantes, d’après les responsables iraniens. Shahindokht Molaverdi a déclaré, en janvier 2015, qu’il y avait 500 femmes toxicomanes sans-abris dans les rues de Téhéran. Un nombre revu à la hausse par certains experts qui l’estiment plus proche de 15 000. Mais le plus frappant, c’est que les problèmes de drogue affectent non seulement les femmes pauvres mais aussi celles issues de milieux bourgeois et très instruites. La formation continue a connu un grand engouement parmi les femmes iraniennes au cours des 25 dernières années, et en particulier dans la dernière décennie. Le nombre d’universités privées et les étudiantes admises ont considérablement augmenté. Mais après avoir terminé leurs études, beaucoup de ces femmes, qui généralement vivent avec leurs parents avant leur mariage, n’ont pas été en mesure d’obtenir des emplois dans une économie affaiblie par la mauvaise gestion et les sanctions économiques. Jeunes, instruites et au chômage, certaines femmes des classes économiques moyennes et supérieures sont alors tombées dans la dépression et se sont tournées vers la toxicomanie. Bien que la révolution de 1979 ait imposé le strict respect de la loi islamique, les Iraniens ont maîtrisé l’art du contournement et un grand nombre d’alcools et de drogues sont facilement disponibles.

 

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