De 1933 à 2019, de Berlin à Haïfa, le parcours sans aucun état d’âme d’IBM.

 

Après avoir été parmi les principaux « collabos » des nazis tout au long du IIIème Reich, « l’International Business Machines Corporation », plus connu sous le sigle IBM se vante d’être, en tant qu’IBM Israël le mieux accepté et le plus armé  pour obtenir le plus grand nombre de brevets !

Un peu d’histoire sur IBM … Retour en arrière pour ne pas oublier !

1922 : L’entreprise allemande Dehomag, rongée par la crise monétaire et l’hyperinflation, ne peut payer ses dettes à la CTR, la société américaine qui la fournit en machines Hollerith. Pour éviter la faillite, son directeur, un certain Willy Heidinger, vend 90% de ses actions à la CTR qui deviendra IBM.

1933 : IBM, qui revient de loin, voit son chiffre d’affaires et ses profits exploser grâce aux besoins des nazis et leur politique raciale.

Les machines Hollerith vont fournir à Hitler un recensement clefs en main en quelques semaines là où sans elles il fallait attendre entre 3 et 5 ans.

Pour ce faire, IBM engage 900 intérimaires qui seront formés en quinze jours et le 16 juin 1933, un demi-million d’enquêteurs commencent leur travail de porte-à-porte. Le résultat sera porté sur des cartes de 60 colonnes perforées au rythme de 450 000 par jour. Pour les nazis, la colonne 22, case 3, présente un intérêt particulier : Elle désigne les juifs.

Ainsi par l’intermédiaire de ses filiales installées partout en Europe IBM est maître du jeu y compris dans les camps de concentration.

A Dachau, on compte une bonne vingtaine de trieuses, de tabulatrices et d’imprimantes fournies par IBM. Dans le code Hollerith, Auschwitz porte le numéro 001, Buchenwald, 002, Dachau, 003. Sur les cartes perforées, les prisonniers sont rangés en 16 catégories: Prisonnier politique, chercheur biblique, homosexuel, communiste espagnol, juif, asocial, multirécidiviste, tsigane, prisonnier destiné à une exécution discrète, etc.

IBM accusé de rien

A la fin de la guerre, Au terme de la loi militaire n° 52, alors que l’épuration économique bat son plein, IBM reste à l’écart des débats, ne se voit accusé de rien, réussissant à imposer son statut de « propriété américaine ».

Scandale des scandales, IBM parvient à récupérer toutes ses machines, y compris celles installées à Dachau, Auschwitz ou Buchenwald comme s’il en avait été spolié. Plus fort encore du 20 novembre 45 au 1er octobre 46, c’est IBM, encore lui, qui se charge, bénévolement, du traitement et de la traduction simultanée au procès de Nuremberg. A la fin de l’année 1946, la valeur d’IBM s’élève à 56,6 millions de Reichsmarks et son bénéfice à 7,5 millions.

Il faudra attendre le 4 juillet 1947 pour que Watson juge opportun de débaptiser la Dehomag, qui prend le nom d’IBM Deutsch-land avant d’installer le plus discrètement possible son premier bureau… en Israël en 1949.

« En 1972, IBM qui prendra le nom de « Global Technology Unit d’IBM [GTU]  lancera une section recherche et développement à Haïfa d’où aujourd’hui encore leurs successeurs déposent plusieurs centaines de brevets par an. »

Et IBM d’acquérir 13 entreprises high-tech israéliennes ces dix dernières années. L’entreprise a notamment racheté l’an dernier Trusteer pour près d’un milliard de dollars, ce qui représente l’un des plus gros rachats jamais enregistrés par une société high-tech israélienne.

Toutes ces innovations et ces acquisitions ayant permis à IBM d’apprécier la culture des start-ups en Israël, afin de mieux encore s’assimiler, la société a décidé d’ouvrir Alpha Zone, explique Dror Pearl, directeur de l’unité GTU d’IBM Israël.

« Nous avons décidé que nous voulions que cet incubateur soit différent. IBM n’a pas l’intention d’être une usine à start-ups comme les autres. Nous serons là pour les entreprises avant, pendant et après le programme. »

Menace ou confirmation d’une réalité aussi peu virtuelle que possible ?

Ce que l’on peut constater c’est qu’IBM a réussi là où tant d’autres ont échoué : Faire oublier son passé, mettre moult chercheurs israéliens dans sa poche !

Mais où est passé le peuple de la mémoire ? Voilà bien là une question qui se pose lorsque l’on prend connaissance que Nathan Low, le président du Ziontech Bleu et de Sunrise Financial Group, un fonds d’investissement américano-israélien se flatte qu’IBM l’ait adopté !

« Nous discutons depuis plusieurs mois et j’ai appris à beaucoup mieux connaître IBM aime -t-il à raconter. Il ne s’agit pas de l’IBM de vos grands-parents ou de vos parents. Il ne s’agit même pas de votre IBM », il s’agit de l’IBM de vos enfants. C’est une société qui s’est complètement réinventée au cours des cinq dernières années, en lançant de nouvelles technologies de pointe dans de nombreux domaines., c’est une entreprise jeune, plus innovante et plus « agressive » (sic) que la plupart….

Vous avez dit « agressive » ?

Que voilà un qualificatif bien gentil… difficile à accepter après le passé qu’on lui connait …

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “De 1933 à 2019, de Berlin à Haïfa, le parcours sans aucun état d’âme d’IBM.

  • 11 janvier 2019 à 5:09
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    Secret des affaires , il parait que l’on vote des lois pour « ça » ? Affaires gardées secrètes dans les archives de l’histoire et en particulier dans l’histoire de la « destruction des juifs d’Europe » . nous faisons et refaisons les mêmes erreurs … en pire ! Il est temps de lever le voile sur cette ignoble et infâme compromission .Historiennes , historiens c’est votre devoir de mémoire , vous devez y travailler !

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