Concours de la résistance. Ouf, les français ne sont pas tous antisémites !

 

 

Il n’est besoin que de mettre en avant le 27 janvier, cette « journée dédiée à la mémoire des génocides et pour la prévention des crimes contre l’humanité ». En effet, existe en parallèle, « ce Concours national de la résistance et de la déportation » …

Cette année encore, – organisé conjointement par le Ministère français de l’éducation nationale et de la jeunesse, le Ministère de la défense, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, et combien d’autres organisations * – Il existe bel et bien ce concours qui s’adresse aux collégiens de troisième, aux lycéens en France et dans les établissements scolaires français à l’étranger.

« La Fondation pour la mémoire de la Shoah, reconnue d’utilité publique, a en charge la réalisation du dossier national du Concours national de la Résistance et de la Déportation pour 2019 » apprend-on en consultant leur site.

Ce dossier est conçu et élaboré par un comité présidé par Tristan Lecoq, professeur à l’Université Paris-Sorbonne avec le concours de la Fondation de la France Libre, la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation de la Résistance, de nombreux musées et centres de ressources et tant d’autres*.

Réalisé et administré par le « Réseau Canopé » à la demande du ministère chargé de l’Education nationale, ce site institutionnel met gratuitement à la disposition de la communauté éducative des ressources pour pallier la disparition progressive des témoins directs.

Reconnue d’utilité publique

Les conseils méthodologiques pour ce faire, se veulent être des modèles éducatifs, des modèles civiques pour accompagner une fois encore les élèves en cette année scolaire 2018-2019, avec pour thème précis l’obligation de traiter plus particulièrement des « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945. Espaces et histoire ».

Et les élèves ne sont pas les seuls concernés : Ainsi le portail « Éduthèque » s’adresse aux enseignants, à tous les enseignants du premier et du second degré invités à s’y inscrire à l’aide de leur adresse professionnelle et bénéficier gratuitement d’un accès aux ressources sélectionnées de l’ensemble des partenaires pour leurs usages pédagogiques, par exemple celles de l’Institut national de l’Audiovisuel ».

Alors antisémite la France ? Que la Fondation pour la mémoire de la Shoah soit reconnue d’utilité publique devrait redonner confiance aux hommes de bonne volonté.

Oui mais voilà ! Tous ces casseurs mêlés aux gilets jaunes depuis plus de neuf semaines, de montrer leur haine de tout et du juif, de détruire tout sur leur passage et plus particulièrement l’espoir de pouvoir revivre un jour sereinement en France, ces briseurs de rêve évoquent à s’y méprendre le noir des années 1936.

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* Le concours, piloté par la direction générale de l’enseignement scolaire en lien étroit avec l’inspection générale de l’éducation nationale, est mis en œuvre avec la participation :

  • de plusieurs autres départements ministériels : la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des armées (en charge de la mémoire et des anciens combattants) ; la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du ministère chargé de l’agriculture ; la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) du ministère chargé de la justice ; le service interministériel des Archives de France, dépendant du ministère chargé de la culture ;
  • des fondations et associations mémorielles : Fondation de la Résistance, Fondation pour la mémoire de la Déportation, Fondation de la France libre, Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fondation Charles de Gaulle, Souvenir français, UNADIF-FNDIR, FNDIRP, ANACR, UDA, etc. ;
  • de certains établissements publics, opérateurs de l’Etat : Canopé (ex SCEREN-CNDP) et son réseau académique et départemental ; l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) et son réseau départemental ; l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD) ; l’Institut national de l’audiovisuel (INA) ;
  • l’Agence des établissements français à l’étranger (AEFE) et la Mission laïque française (MLF) ;
  • le groupe « France Télévisions » ;
  • la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ;
  • de nombreux musées, mémoriaux ou lieux de mémoire de la Résistance et de la Déportation : le Mémorial de la Shoah, le Mémorial du Camp des Milles, le Musée de la Résistance nationale, le Centre européen du résistant déporté du Camp du Struthof, le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, le Musée du général Leclerc – Musée Jean Moulin, etc. ;
  • de nombreux élus locaux, représentés notamment par l’Assemblée des départements de France (ADF)
  • d’associations d’enseignants, telle l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG) ;
  • de personnalités de la Résistance et de la Déportation, d’universitaires et de nombreux enseignants du second degré en activité ou retraités ;
  • des correspondants des services déconcentrés de l’éducation nationale qui servent de relais entre les établissements scolaires, les jurys académiques et le ministère de l’éducation nationale.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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