OPINION: Comment se dépêtrer d’une culpabilisation absurde ? Par Dror Eydar

 « Abbas nous provoque à travers ses choix, ses attaques, sa diffamation constante, sa mauvaise foi, ses diatribes accusatrices, et nous devons nous excuser de nous défendre, justifier notre combat pour la vérité informative ? »

« Nous avons regardé passivement son incitation à la haine. »

« Quel est le sens de cette propension que nous avons à vouloir nous innocenter chaque fois que les Palestiniens exposent leur vraie nature ? Et maintenant, ils nous accusent d’avoir brisé l’image de leur leader, celle d’un bon grand-père tranquille que la gauche lui avait fabriquée. Nous avons regardé presque passivement les pires discours d’incitation à la haine, ce qu’aucun Palestinien n’aurait osé faire pour une autre nation. Il a réussi ce tour de force, sans être jamais contredit, de retourner contre Israël les actes qu’eux-mêmes (les Palestiniens) perpétraient. »

« Nous devons encore lui faire confiance ? »

« Une des nombreuses performances de Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU, c’est de n’avoir jamais évoqué le putsch du Hamas contre lui, la guerre que le mouvement terroriste nous a menée cet été, des millions d’Israéliens dans les abris. Et tout le monde nous pousse à continuer à lui faire confiance ? Pourquoi je pose cette question ? Voilà les termes qu’il a utilisés massivement à l’ONU : génocide, naqba (catastrophe), occupant raciste, apartheid, colonialisme, Etat en-dessous de la loi… »

« L’antisémitisme qui était enfoui dans leur subconscient ! »

« C’est notre faute, car pendant des années, les medias et les universités ont façonné cette fausse doctrine du partage des terres et de la culpabilisation. Le sionisme est une idéologie qui a atteint les dogmes des bastions du libéralisme occidental et a fait ressortir l’antisémitisme qui était enfoui dans leur subconscient. »

« Tout le monde s’en fout ! »

« Reprenons le terme de génocide. Dans la seconde moitié du vingtième siècle, en Algérie, au Soudan, en Afghanistan, en Somalie, au Bangladesh, en Jordanie, au Liban, au Yémen, au Kosovo, au Tchad, en Syrie, en Libye, au Tadjikistan, des millions de musulmans et de chrétiens ont été massacrés. Dans la plupart des cas, il s’agissait d’une extermination méthodique. C’est ce qu’on aurait pu appeler sans fausse pudeur le génocide du Moyen-Orient. Mais ils ne se défendaient pas comme les Juifs pour leur petit bout de terre, et c’est pour cela que tout le monde s’en fout ! En ces jours d’expiation, il faut arrêter d’adorer le veau d’or appelé « processus de paix » et se réveiller ! »

Dror Eydar est un journaliste et écrivain israélien. Il écrit pour Israêl Hayom et des sites internet américains et israéliens.

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