Combien de SDF en Israël et comment la situation évolue ?

Des centaines de personnes en Israël vivent dans la rue, sans domicile fixe. Une étude montre que nous en côtoyons sûrement quelques-uns sans s’en apercevoir.

Atara, 19 ans, a essayé il y a quelques mois d’expliquer son quotidien devant une pièce bondée de nombreux députés et de professionnels du domaine social. « Je me trouve ces jours-ci dans un abri qui ouvre ses portes de 22h00 à 10h00 le lendemain. Au matin nous débarrassons nos lits et évacuons nos chambres et nous sortons dans la rue en attendant de nouveau 22h00. »

Selon les données officielles, quelque 1000 personnes vivent dans la rue dans le pays, 450 d’entre elles seulement sont suivies par les services sociaux. Si ces chiffres paraissent « bas » c’est dû aux critères de ces mêmes services : pas tous les SDF ne vivent dans la rue. Selon le directeur de l’école de formation d’assistants sociaux, il faut permettre une solution d’habitat minimale en premier lieu. Ensuite mettre à leur disposition un plus large éventail de services administratifs et surtout inclure dans chaque projet tous les SDF, vivant dans la rue ou pas.

Définition : « Un SDF est une personne majeure (18 ans) qui vit dans la rue ou dans des bâtisses abandonnées et qui se trouve dans une situation de négligences physiques ou mentales, qui est aussi déconnectée de sa famille et qui n’œuvre aucunement pour changer sa situation. »

Toute personne répondant à cette définition a droit à une aide de la mairie. Cette aide inclue la plupart du temps un séjour dans des foyers ou dans des appartements de passage, ou alors une aide au loyer qui durera 4 ans et qui s’élève au début à 1170 NIS.

Comment qualifier les jeunes SDF ?

Mais certains législateurs estiment que les dernières lignes de la définition du SDF sont problématiques. Il est en effet important de comprendre que les jeunes aujourd’hui sont éjectés des services sociaux, non adaptés, et se retrouvent dans la rue. Il faut que la Knesset s’en mêle et mette à jour une loi.

Conclusion: malgré les bonnes intentions, quand il y en a, l’Etat ne se donne pas les moyens de prévenir ce genre de situations et traite le problème une fois celui-ci établi. Un peu comme construire un hôpital sous un pont délabré pour soigner les personnes qui en tombent.

En Israël le chemin vers la rue est plus court que ce que l’on croit : la vie chère, une faillite, un accident de travail. Tout ceci mène à de graves difficultés financière et pousse quelques fois vers la rue. A noter que depuis l’épidémie de Covid-19, le nombre de sans-abris à baissé pratiquement de moitié en Israël. Les services sociaux ayant mis les bouchées double.

Reste que ces SDF ont souvent de graves problèmes psychiques ou sont dépendants de l’alcool et d’autres matières addictives. Si les services sociaux font leur travail, les moyens sont insuffisants et les traitements proposés ressemblent à un comprimé d’aspirine donné à un malade gravement atteint.

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