Claudia Cardinale et le déclin de la diversité au Moyen-Orient

Un ami m’a rappelé, lors d’une récente visite à Tunis, que c’était le lieu de naissance du célèbre historien Ibn Khaldoun et de l’actrice populaire italienne Claudia Cardinale.

Âgée de 80 ans, Cardinale garde de bons souvenirs de Tunisie. Elle a fait ses débuts au cinéma dans la coproduction franco-tunisienne Goha (1958) avec Omar Sharif dans le rôle du héros éponyme moyen-oriental du même nom.[1]

Les racines de la communauté italienne de Tunisie à laquelle elle appartenait remontent à plusieurs siècles. Au 16e siècle, Tunis servait de refuge aux juifs de la ville italienne de Livourne, juifs sépharades d’Italie qui, à leur tour, avaient été expulsés de l’Espagne chrétienne.

Les ancêtres de Cardinale sont arrivés plus tard, pauvres immigrants catholiques siciliens dans le Protectorat français de Tunisie, arrivés au 19e siècle, à l’instar de dizaines de milliers d’autres.

Nombre d’entre eux travaillaient dans les ports et la pêche. La ville côtière de La Goulette (Halk Al-Oued), avec son quartier pittoresque de « La Petite Sicile », était un centre réputé pour cette immigration.[2]

Un documentaire d’actualités français de 1959 tourné le jour de l’Assomption de la Vierge Marie (8 août) à La Goulette montrait une communauté vivante, avec une procession publique de la Madonna de Trapani, avec des milliers de participants. Lire la suite sur jforum.fr