Clash à l’Unesco: Les États-Unis et Israël claquent la porte

Les Etats-Unis ont annoncé ce jeudi qu’ils se retiraient de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), accusant l’institution d’être «anti-israélienne». Israël a rapidement salué cette annonce, évoquant le début d’une «nouvelle ère» aux Nations unies et la preuve qu’il y avait «un prix» à payer pour ses positions anti-israéliennes.

Peu après, Israël a annoncé à son tour se retirer de l’Unesco. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou « a donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d’Israël de l’organisation, parallèlement aux Etats-Unis », a dit son bureau dans un communiqué. « L’Unesco est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver », a-t-il ajouté. La décision américaine est « courageuse et morale », a dit le chef du gouvernement israélien.

«Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies : celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix», a dit dans un communiqué Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies.

Les Etats-Unis conserveront un statut d’observateur, a précisé le Département d’Etat, en lieu et place de leur représentation à l’agence onusienne basée à Paris. Le retrait ne sera effectif qu’à compter du 31 décembre 2018, conformément aux statuts de l’Unesco.

Les affronts à l’histoire de l’Unesco

Le retrait des Etats-Unis, qui accuse l’organisation d’être « anti-israélienne », constitue l’épilogue d’un long et ancien désaccord. Le dernier en date remonte à juillet 2017, lorsque l’Unesco avait choisi de reconnaître la vieille ville d’Hébron (Cisjordanie), au sud de Jérusalem, comme « site du patrimoine mondial palestinien », en y incluant le Tombeau des Patriarches. La décision avait suscité l’ire des Etats-Unis, dont l’ambassadrice à l’Onu avait dénoncé un « affront à l’Histoire ».

L’Unesco avait aussi en octobre 2016, identifié Israël comme une force d’occupation à Jérusalem…sa capitale, ne faisant référence qu’aux noms musulmans des sites religieux. Donald Trump avait alors jugé que l’Onu tentait « de nier le lien plurimillénaire entre le peuple juif et Jérusalem », estimant que cela constituait « une preuve de plus du puissant parti pris anti-israélien de cette instance ». La directrice de l’Unesco elle-même avait pris ses distances avec le texte, soutenu par plusieurs pays arabes.

L’ambassadrice américaine auprès des Nations unies Nikki Haley avait alors affirmé que cette initiative « discrédite encore plus une agence onusienne déjà hautement discutable ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait à l’époque qualifié de « délirante » la décision de l’Unesco.

Les Etats-Unis, grands alliés d’Israël, avaient déjà pris leurs distances avec l’Unesco. Ils avaient ainsi arrêté de participer à son financement en 2011 après que l’agence a admis les Palestiniens parmi ses Etats membres. Mais ils continuaient depuis à siéger au Conseil exécutif de l’Unesco, composé de 58 membres.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

3 pensées sur “Clash à l’Unesco: Les États-Unis et Israël claquent la porte

  • 13 octobre 2017 à 1:22
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    Une excellente décision, … Surtout, juste au moment où la France veut prendre la direction de l’UNESCO.

    La France a choisi de présider le monde de l’obscurantisme, c’est son choix.

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  • 13 octobre 2017 à 5:31
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    UNESCO ou Union des Escrocs qui veulent vider Israel de sa substance. Mal leur a pris car cette organisation mafieuse est en voie de s’eteindre.

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