La Chine s’implante en terre promise…et inversemment

Les entreprises chinoises ont investi 2,7 milliards d’euros en Israël. Elles ont pris des parts dans plus de 80 sociétés.

En 2015, les investisseurs chinois ont financé 15 % du total des investissements dans les industries de pointe israéliennes. Elles s’implantent en « terre promise » pour s’inspirer des capacités d’innovation et des compétences en informatique, télécommunications, désalinisation de l’eau de mer et énergies de substitution.

Les Chinois s’intéressent aussi au savoir-faire en matière d’armement — le pays est le huitième exportateur mondial en 2015. A la base les Chinois copiaient Israël pour sa production agroalimentaire. C’est toujours vrai mais désormais la Chine est intéressée par les marchés et grands travaux israéliens.

Ils sont partenaires dans  des travaux d’infrastructure. Les Chinois ont réalisé en un temps record un complexe routier de ponts et tunnels au mont Carmel à Haïfa et vont construire le nouveau port d’Ashdod. Ils superviseront aussi les nouvelles installations portuaires à Haïfa. Il est aussi question de leur confier un immense chantier : la liaison ferroviaire d’Ashdod vers la station balnéaire d’Eilat, au bord de la mer Rouge.

Ce n’est qu’un début…

Selon un diplomate israélien en poste à Beijing, la coopération économique israélo-chinoise n’en est qu’à ses balbutiements. Les deux pays se sont récemment lancés dans des négociations de libre-échange. L’accord pourrait doubler le commerce bilatéral de 8 milliards de $ par année. Le Premier ministre Netanyahou : « C’est un développement important. » La Chine va se lancer dans de « grands projets communs » avec Israël, déclare pour sa part le vice-premier ministre Liu Yandong. Un traité de 13 modes de coopération a été signé l’année passée.

Autre signe fort dans le rapprochement israélo-chinois. Pékin a délivré à ses ressortissants qui le désirent, un visa de 10 ans pour leurs séjours et visites en Israël. Seuls deux accords de ce type existent en Chine, avec les Etats-Unis et le Canada. La Chine limite les voyages à l’étranger de ses citoyens et délivre des visas de sortie, y compris pour des séjours touristiques. Selon les professionnels du tourisme, cet accord engendrera un afflux de touristes chinois et d’étudiants, désireux de se spécialiser dans les universités israéliennes.

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