Cette année, nous allons peut-être pour la première fois ressentir Pourim

Pourim n’a pas été annulé! Par la journaliste israélienne Sivan Rahav-Meir

Pourim n’a pas été annulé. J’ai entendu tellement de plaintes sur le fait qu’«il n’y a pas de fête cette année », peut-être que cela vaut la peine de mettre les choses au point: même s’il est interdit d’organiser une fête, un tish (banquet) ou une grande fête de famille – Pourim ne peut pas être annulé. Ce n’est pas possible.

Il y a quatre mitzvot à Pourim que l’on respecte cette année, bien entendu, selon les restrictions dues au covid 19: jeudi soir et vendredi matin on lit la meguilat Esther, on offre des « mishlokhei manot », des dons aux nécessiteux et on organise un repas de Pourim, même si c’est en petit comité familial. (A Jérusalem on organise le repas de Pourim et on envoie les « michlokhei manot » dimanche seulement).

Ressentir Pourim cette année

Non seulement Pourim n’a pas été annulé, mais cette année c’est particulièrement important. L’histoire de la meguila nous rappelle que même une dure réalité peut être changée en bien (souhaitons que ce soit le cas pour nous bientôt), les « michlokhei manot » nous permettent de prendre contact avec à des amis dont nous nous sommes éloignés et la charité aux nécessiteux est une mitzvah particulièrement importante cette année où tant de gens ont des difficultés financières.

De même, le jeûne d’Esther est d’actualité. Aujourd’hui on jeûne en souvenir du jeûne proclamé par la reine Esther, avant l’annulation de l’horrible décret d’extermination. Mais Esther n’a pas seulement demandé au peuple de jeûner, mais de se corriger et de s’unir. Son appel, dans le contexte du malheur qui menaçait le peuple, était: « Rassemble tous les Juifs. » Tous. Etonnant comme cet appel est toujours d’actualité.

Pourim sameah – Joyeux Pourim.

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