Ces rabbins qui évoquent « la fin du monde ». Analyse.

Il est immoral d’utiliser la Torah pour lui faire dire des choses contraires à son langage de raisonnement. Parmi les symptômes sociaux de la crise pandémique, on trouve aujourd’hui des rabbins qui sur internet utilisent leur plateforme sociale pour faire peur aux gens, avec des théories apocalyptiques effrayantes.


Ils parlent de « fin du monde », comme si le monde leur appartenait et s’était soumis à leurs élucubrations pathétiques. Il n’existe pas de « fin du monde » dans le Judaïsme. L’espoir, ou l’attente messianique pour utiliser la formule de Maimonide, ne comprend aucunement de notion de fin du monde.

Cette notion eschatologique provient du Christianisme évangélique et millénariste, qui est lui même un développement récent. L’introduction de ce langage dans les cercles de conversations au sujet du Judaïsme constitue une perversion du message véhiculé par la Religion Juive et répété par ses Maîtres. Le Judaïsme professe la Foi dans la libération de l’humanité entière du joug de l’oppression, comme promesse Divine. Cette promesse est attendue dans ce monde ci et dans la dimension terrestre.

C’est ici bas que nous devons accomplir la mission de vivre en Paix, ainsi qu’il est écrit dans la conclusion de nombreuses prières:
עושה שלום במרומיו הוא יעשה שלום עלינו ועל כל ישראל ואימרו אמן.
« Lui qui fait la Paix dans Ses Hauteurs amènera la Paix sur nous et tout Israël, répondez Amen! » Toute l’histoire de l’humanité est résumée dans cette prière.

La promesse que D. ne détruira pas le monde

Shalom (La Paix) est le don divin qui pour le Judaïsme, doit descendre et s’incarner dans les rapports de la famille humaine. Même si dans le processus nous devions traverser des périodes difficiles d’obscurité, la lumière qui nous a guidé à toujours été la vision de la Paix et non pas celle de la destruction. Chaque fois que nous voyons un arc en ciel nous devons nous rappeler de la promesse que D. ne détruira pas le monde. C’est la leçon que nous devons retenir du récit de Noé dans la Torah.

De même dans toutes les destructions et chutes de civilisations dont parle la Thora, et le Tanakh, depuis Sodome et Ghomorre jusqu’aux empires grecs et romains, il n’est nulle part question de fin du monde, has veshalom.

Ne pas s’effrayer soi-même

Au contraire la Torah véhicule un message d’espoir et de croyance dans la puissance des forces du bien qui peuvent sommeiller chez tout enfant humain et révéler la lumière à l’humanité entière.
Moïse n’avait il pas été abandonné comme des milliers d’autres enfants, sur l’ordre d’un Pharaon cruel? Cependant une lumière se cachait dans l’un de ces enfants. Et cet enfant quand il devint le Prophète Moise renversa et bouleversa l’ordre de l’esclavagisme.
Nous croyons que la destinée du monde ne peut pas échapper au plan de Celui qui l’a créé.


Rabbi Nahman de Breslev a dit:
כל העולם כולו גשר צר מאד, הכלל והעיקר שלא להתפחד כלל!
Tout le monde entier n’est qu’un pont très étroit. Le principe et la fondation est de ne pas s’effrayer soi-même!
Le courage, appelé en Hebreu Guevoura, est pour nous lié à la Joie. C’est dans la joie du peuple Juif que se révèle sa Guevoura.
Dans cette joie s’exprime l’amour et la confiance en HaShem.
Les prédicateurs doivent bien relire la Haftara qui dit :
נחמו נחמו עמי
Nahamou Nahamou Ami! Consolez consolez mon peuple:
C’est à dire: Parlez lui comme Rabbi Nahman!

SOURCE: GUERSHON NDUWA

Une pensée sur “Ces rabbins qui évoquent « la fin du monde ». Analyse.

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    16 octobre 2020 à 23 h 14 min
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    La bêtise religieuse et tous ses coins et recoins supersticieux…

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