Ces jeunes francophones qui choisissent l’immersion totale en Israël

Les programmes d’intégration pour francophones en Israël ne manquent pas. Dans les faits, l’Agence juive en propose diverses formules, mais lorsqu’un jeune vient de France, de Suisse, de Belgique ou de Montréal, bref, lorsqu’on est francophone, comment s’y retrouver pour ne pas perdre de temps et rejoindre rapidement l’armée ou l’université. En un mot, réussir son Alyah.

C’est toute la problématique à laquelle s’est attachée à répondre l’année dernière une équipe d’enseignants et de professionnels de l’Alyah. Plutôt que de miser sur une sorte de continuité rassurante avec la communauté francophone confortablement installée en Israël, ils ont offert à des jeunes de 18 à 25 ans la possibilité de s’immerger dans la réalité israélienne. Pour cela, ils ont fait le choix d’un programme intensif basé sur la connaissance de la société israélienne et de ses priorités.

Développer son potentiel

Pour réussir son Alyah, on dit souvent qu’un jeune olé (immigrant) doit maitriser l’hébreu, accomplir son service militaire et se construire une identité israélienne. Et c’est exactement ce qu’il fera au sein de la Mehina Francophone de Bet El, située à 25 kilomètres au nord de Jérusalem.Bet el 1

Une vingtaine de jeunes ont fait ce choix l’année passée et ils en veulent !  Oulpan interactif, préparation militaire, cours d’arts martiaux, cours de pensée juive, excursions aux quatre coins du pays. A les entendre, en l’espace de dix mois, ils ont vécu une « expérience fondatrice et inoubliable »

Le but affiché est de développer au maximum le potentiel des élèves, de se surpasser tant sur le plan personnel que spirituel ou sportif.  Ainsi, l’intégration des jeunes francophones se fait progressivement à la fois dans Tsahal ainsi qu’au sein de la société israélienne. Les méthodes employées vont droit au but, par exemple, les cours d’hébreu. A l’apprentissage du vocabulaire, succède la visite d’une banque ou d’un commerce dans lesquels les élèves vont pratiquer ce qui a été enseigné plus tôt dans la matinée. Les jeunes qui se trouvent au cœur d’un campus israélien partagent le quotidien de leurs camarades, plongés dans un univers totalement israélien que cela soit à la synagogue, lors de certaines activités ou durant les repas toujours pris en commun.

L’accent sur l’armée

 Arriver en Israël avant 25 ans, c’est forcément passer par la case « Tsahal ». Bien conscients de l’enjeu, les nouveaux venus sont invités à s’entraîner le plus souvent possible afin d’améliorer leurs performances physiques. Ils bénéficient par exemple de nombreux cours d’arts martiaux, et plus particulièrement de Krav Maga ainsi que de Ju Jitsu.Bet el 2

Mais la Mehina les met en condition réelles: ils participent aussi à un grand nombre d’exercices de type militaire tels que des simulations de camouflage en montagne ou de repérage en terrain inconnu, quand il ne s’agit pas de longues marches de plusieurs jours effectuées dans des conditions semblables à celles exigées par Tsahal. Et les infrastructures du Campus sont là pour y aider :  salle de musculation, espace dédié aux arts martiaux, mais aussi synagogue, bibliothèque et piscine semi-olympique de la municipalité accessible gratuitement pour les étudiants de la Mehina. De l’avis des participants de la première promotion, ces dix mois vécus à la vitesse du mur du son, leur ont fait gagner plusieurs années d’intégration en Israël.

Visitez la page Facebook de la Mehina francophone : https://www.facebook.com/mehina.betel

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