Ce qu’il y a de grand dans l’engagement de nos enfants

Soudaine prise de conscience de ce qu’il y a de grand dans l’engagement de nos enfants et qui nous pousse dans ces moments de deuil au recueillement total. Des Israéliens, derniers d’une longue lignée, tombés au nom de valeurs qui dépassent l’intérêt individuel! Rude rappel pour ceux qui dépriment dans un environnement miné par les petits égoïsmes et le jeu nauséabond des bassesses sectaires. La grandeur d’un peuple se nourrit de la preuve, renouvelée sans cesse, de sa capacité à payer le prix de la liberté. Par Rony Akrish.

Que sommes-nous capables de donner à notre pays ? Chacun de nos soldats répond avec simplicité, dans un quotidien où la rigueur climatique, la fatigue, la tension du danger, conduiraient naturellement vers le repli sur soi. Eux ont choisi de développer, au cours de longues années de formation et d’aguerrissement, cette capacité à agir collectivement, à s’épauler dans les épreuves, à se protéger mutuellement. Ils allaient vers la grandeur sans la rechercher. Simplement parce que leur cœur les poussait vers ce rôle qui s’inspire du meilleur de la Nation et de l’idéal d’Israël.

Le don n’est pas seulement un devoir « moral », c’est encore plus radical. Le don se situe dans l’intériorité vivante, dans le rapport de soi à soi qui fait que la vie est proprement vivante au sein de sa Manifestation. Il n’est pas  la représentation d’une nécessité « intellectuelle ». Il se situe en deçà des calculs et des représentations de l’intellect, le don appartient au cœur. Le don véritable découle de l’amour. C’est en ce sens seulement que le comportement idéal est fondé sur le don. Le secret du don est aussi d’être une ouverture proposée à l’ego qui permet justement d’éclore l’égoïsme.

Il ne s’agit en aucun cas de se suicider

Il est dans la nature même de la vie de toujours s’octroyer à elle-même et de quérir sa propre croissance. C’est indubitablement en cela qu’elle est vivante, parce qu’inlassablement se donnant dans son épreuve de soi et pour son propre enrichissement. C’est pour cette raison transcendante et fondamentale que donner est une joie ; car donner c’est aller dans le courant qui porte la vie, qui supporte la vie.

Le métier de nos soldats, dont on passe souvent voire toujours sous silence l’engagement, le courage et l’abnégation, est de risquer leur vie dans l’accomplissement de leur mission au service de notre pays. C’est-à-dire de vous et nous. Il est question certes de livrer bataille et donc de risquer sa vie s’il n’est pas d’autres moyens, pour prendre possession d’Israël. Il ne s’agit en aucun cas de se suicider. Josué avait préparé le peuple à l’éventualité d’une guerre et avait évalué les chances de réussite. Il en a été de même pour les guerres d’Israël pour lesquelles les risques ont été calculés et estimés supportables. Vivre en Israël et s’y maintenir, confronté à des antisionistes notoires et criminels, ce fait au prix d’une guerre de défense qui comporte en soi des dangers.

Combien d’entre nous sommes disposés à risquer notre vie ?

Un soldat s’engage pour son pays, et non pour une politique. La politique varie, son engagement reste, prêt au sacrifice suprême  pour la terre et le peuple d’Israël. C’est pourquoi, quelle que soit la politique menée, l’abnégation du soldat mérite le respect. Ce qui n’empêche d’ailleurs pas la critique de la politique qui a abouti à ce sacrifice, mais c’est une autre histoire, à chacun ses responsabilités. Les grandes gueules qui ont la raillerie si facile devraient examiner les choses avec un peu plus de décence; combien d’entre nous sommes disposés à risquer notre vie pour une cause qui nous dépasse ?

Les arguties des sentencieux pèsent bien peu face au sacrifice volontaire d’un homme et, au fond, n’apparaissent que pour ce qu’ils sont: des loques camouflant, au choix, l’inconscience, la bêtise ou la lâcheté. Que vaut un pays pour lequel nul n’est prêt à périr ? Si l’existence de l’homme n’avait rien qui le surpasse. Si l’objectif des hommes était leur continuation optimale. Quel chagrin. Quelle langueur. Quelle consternation.

Rony Akrish

Rony Akrich

Rony Akrich

Rony Akrich 62 ans (les Passions d'un Hebreu) enseigne l'historiosophie biblique, il est l'auteur de 3 ouvrages sur la pensee Hebraique et ecrit nombre de chroniques et aphorismes en hebreu et francais. Il est le fondateur du "Cafe Daat" a Jerusalem (une forme d'universite populaire). Il reside a Kiriat Arba en Judee, pere de 7 enfants et 19 petits enfants

Une pensée sur “Ce qu’il y a de grand dans l’engagement de nos enfants

  • 18 avril 2018 à 10:20
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    Très belle prise de position pour la génération de nos enfants et également de toutes celles qui ont précédé.
    Mais que ça fait mal lorsqu’on perd l’un de ses proches ou que l’un d’eux porte en lui et au long de ses jours la souffrance du combat qu’il a dû mener à un moment. Sans oublier tous ceux qui agissent dans l’ombre et que nous croisons sans même savoir combien grands ils sont…

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