Ce qui est permis à l’Iran serait interdit à l’Arabie saoudite ?

Il y a moins d’un mois le prince Mohammed Ben Salman – MBS – était considéré par l’occident comme le grand espoir du royaume, l’homme qui moderniserait son pays.  L’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, féroce critique du régime, chroniqueur au Washington Post, Frère musulman, à l’intérieur du consulat saoudien à Istamboul en a fait l’ennemi public numéro un. Personne ne doute du fait que c’est lui qui a inspiré, sinon commandité, le meurtre. La presse turque a fait état d’éléments à charge d’apparence irréfutable et notamment de « fuites » des services secrets turcs dont les écoutes à l’intérieur du bâtiment auraient enregistré la barbarie des tortures infligées à l’homme et la façon dont son corps aurait été coupé en morceaux.  La visite d’une équipe d’experts turcs sur place aurait confirmé ce qui s’était passé. La presse américaine a son tour a ajouté d’autres détails et le New York Times a révélé que la plupart des membres du commando saoudien dépêchés au consulat avant l’arrivée de Khashoggi étaient des agents de sécurité proches du Prince Héritier et il avait même un médecin légiste.

En clair : l’assassinat d’un homme sans défense par une bande d’exterminateurs à l’intérieur d’une représentation diplomatique saoudienne. Ce n’est pas un meurtre commis dans un endroit isolé à la faveur de la nuit par des tueurs anonymes et donc difficile à élucider. Le crime est avéré, il a laissé des traces et les pays occidentaux ne peuvent fermer les yeux.  Pire, l’étoile de MBS est à jamais ternie.Lire la suite sur jforum.fr