Ce Juif incroyable terrassé par le virus. Par Sivan Rehav-Meir

 

Deux moments m’ont fait comprendre à qui nous avions affaire. Deux moments m’ont fait réaliser combien extraordinaire était le rav Yeshayahou Haber, fondateur de l’organisation « La vie en cadeau » (Matnat Haïm). Il est décédé en fin de semaine dernière, du Coronavirus.

La première occasion s’est produite il y a quelques semaines dans un hôtel de Jérusalem où 148 hommes et femmes ont participé à un chabbat en l’honneur tous les donneurs de rein de l’année écoulée. L’un d’eux a partagé, le samedi soir, avec moi une définition très précise du Rav Haber: « Certaines personnes font face à un problème et le résolvent uniquement pour elles. Lui, il a non seulement résolu sa situation personnelle, mais a décidé de créer une organisation qui résoudrait le problème en profondeur. Voilà à quoi devrait ressembler le monde.  »

C’est un frère

Le deuxième moment s’est produit dans l’une des premières interviews télévisées qu’il a accordées, lors de la création de l’association. Les journalistes, surpris par la nouvelle initiative de don de rein, ont posé une question simple: « Pourquoi quelqu’un donnerait-il un rein gratuitement à un étranger? » La réponse de Rav Haber a été très simple aussi: « Parce qu’il n’est pas un étranger. C’est un frère. » Il a montré ces dernières années que des Israéliens qui ne se connaissent pas, issus de tous les secteurs et de tout style, ne sont pas des étrangers. Ils sont meilleurs et plus proches qu’ils ne le semblent. Ils sont prêts à donner une partie de leur corps pour en sauver d’autres. Nous avions juste besoin d’une personne comme lui pour nous le rappeler.

Avant chabbat, à 55 ans, il est décédé du Coronavirus, après avoir sauvé des centaines d’Israéliens. De nombreuses vies encore seront sauvées grâce à lui.
Que sa mémoire soit bénie.

Sivan Rahav Meir est une journaliste de renom au sein de la 12e chaîne de télévision israélienne. Chaque jour, elle offre un petit enseignement de Torah qui est diffusé un peu partout dans le monde dans une dizaine de langues.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *