B’Tselem distingué ? Arié Bensemhoun écrit à Nicole Belloubet

ELNET – A propos des organisations controversées Al-Haq et B’Tselem, récipiendaires du » Prix des droits de l’homme de la République française « 

Lettre à Mme Nicole Belloubet
Ministre de la justice.

Madame la Ministre,

Le 28 novembre dernier, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a décerné « le Prix des droits de l’homme de la République française ‘Liberté, égalité, fraternité’ » aux organisations controversées Al-Haq et B’Tselem. Il leur sera remis lundi prochain, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme.

Si elle devait avoir lieu, la remise de ce Prix des droits de l’homme à ces organisations qui en sont l’antithèse, serait une flétrissure des valeurs de la République qui sont chaque jour un peu plus bafouées. Car enfin, que sont ces organisations que la République veut honorer ?

Al-Haq et le FPLP

Al-Haq est une organisation palestinienne, acteur des campagnes discriminatoires BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) et de Lawfare (guerre juridique) contre l’État d’Israël. Ces dernières années, Al-Haq a participé aux côtés d’associations françaises à l’écriture des rapports contre la compagnie Orange (2015), les banques françaises (2017) et plus récemment contre les entreprises françaises (2018) impliquées dans la construction du tramway de Jérusalem. Ces rapports ont appelé le gouvernement français à faire pression pour que ces entreprises et institutions financières se désengagent.

Le directeur d’Al-Haq, Shawan Jabarin, qui est aussi vice-président de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, fut condamné en 1985 pour son rôle actif au sein du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) – une organisation terroriste désignée comme telle par l’UE, les États-Unis, le Canada et Israël.

Al-Haq soumet régulièrement des documents à la Cour pénale internationale (CPI) faisant des allégations de crimes de guerres et crimes contre l’humanité commis par de hauts responsables civils et militaires israéliens. Dans un de ses rapports, Al-Haq proposa de saboter le système judiciaire israélien en « inondant la Cour [suprême israélienne] de requêtes dans l’espoir d’entraver son fonctionnement et ses ressources ».

B’Tselem et BDS

Quant à l’organisation B’Tselem, la dépendance de son financement, ses sources d’information, souvent en provenance d’organisations politiques partisanes, mettent en cause sa réputation. A cet égard, son soutien au mouvement BDS, illégal en France, lui fait perdre toute crédibilité. Faisant de la délégitimisation d’Israël son cheval de bataille, B’Tselem est aussi accusée de fabriquer des incidents afin de créer délibérément des tensions entre Palestiniens et soldats israéliens.

Comme la rappelé à juste titre le président Emmanuel Macron, nous ne devons « rien céder à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Le gouvernement ne peut donc clamer vouloir lutter contre l’antisémitisme, qui ne cesse de se développer sous de multiples formes, être ferme face au terrorisme, faire condamner le boycott d’Israël, et récompenser ses promoteurs. Cette contradiction est intolérable. A l’heure où la société française est en crise de sens et de valeurs, les renoncements, les démissions, les compromissions avec des organisations qui incitent à la haine, seraient une faute grave.

La défense de la République, dans ces temps troubles, mérite mieux que cela.

Voilà pourquoi, Madame la Ministre, vous devez renoncer à remettre ce Prix et contester son attribution à ces organisations.

Dans l’espoir que ce courriel retiendra votre attention, je vous prie, Madame la Ministre, de croire en l’expression de ma haute considération.

Dr. Arié Bensemhoun
European Leadership Network

3 pensées sur “B’Tselem distingué ? Arié Bensemhoun écrit à Nicole Belloubet

  • 7 décembre 2018 à 11:46
    Permalink

    c’ est bien, mais quid des réactions des organisations juives représentatives. Ces organisations existent elles encore ? De plus, j’aurais aimé entendre une réaction de Patrick Klugman conseiller de Paris, ville où aura lieu la remise des prix, serait – il devenu un juif de cour et aurait-il oublié ses corélégionnaires ? Je pense, qu’il est temps de sauver les français juifs!!!!

    Répondre
  • 7 décembre 2018 à 6:32
    Permalink

    La ministre en place de moque des demandes des représentants de la communauté Juive.
    Son gouvernement représente les 15 millions de musulmans français qui très bientôt remplaceront ce qui reste des français de souche…..!

    Répondre
  • 7 décembre 2018 à 6:39
    Permalink

    (Arié Bensemhoun fait fausse route, en écrivant à… Nicole Belloubet : cette sordide créature, qui porte jusque sur sa gueule son mépris du Droit et son mépris des gens, ne répond même pas au courrier qu’on lui adresse ! Dans une situation qui ne cesse de puer l’antisémitisme le plus crasse je m’en suis d’ailleurs plaint il y a un an auprès de son Chef de Cabinet par le mail ci-dessous que… lui-ou-elle, aussi, a laissé sans réponse, mais que je suis enchanté de lui avoir adressé)

    Luc Nemeth Paris, le 18 novembre 2017
    à
    Ministère de la Justice
    Cabinet
    (cf. précédentes)

    Avec tout le mépris du peuple qui est celui de l’actuel régime madame Belloubet, Garde des Sceaux, n’a pas même accusé réception de mes précédentes et des pièces les accompagnant. Je l’y informais de ce qui suit et rappelle, afin de devancer toute argutie, qu’il s’agit de faits qui ne relèvent pas de l’exercice de voies de recours -mais de la sanction des magistrats incriminés, en cas de confirmation des faits.

    1.- Reims, Tribunal correctionnel, 30 janvier 2017 ; réf. 17jc153/16144000030

    Dans cette situation où étaient en jeu des intérêts haut placés, dans laquelle des poursuites infondées en fait et en Droit avaient été engagées contre moi, et qui n’aura cessé de voir bafoués tous les principes du Droit français et de la jurisprudence (voilà évidemment qui commence à faire beaucoup) : il s’est trouvé un magistrat pour rendre un jugement en catimini, non sans avoir mis toutes les chances de son côté et ce, en procédant à dissimulation de pièces de procédure. Sachant que parmi ces pièces figuraient… mes écritures en défense : pour autant qu’ici je dispose d’un avis autorisé je crois pouvoir dire que même en Italie fasciste la justice ne s’amusait pas à ça.
    On concédera à l’intéressé de n’avoir pas fait les choses à moitié : assuré qu’il était de l’impunité il a procédé à une majoration du droit fixe de procédure et ce, au motif que je n’aurais « pas fourni d’excuse reconnue valable par le tribunal », sic. Mon dieu il n’y a qu’en France, et à l’égard de monsieur Luc Nemeth vis-à-vis duquel manifestement tout est permis, que l’on voit des TRUCS pareils : mon absence due à une cardopathie avait été excusée.

    2.- Reims, Cour d’appel, 24 juillet 2017 ; réf. 17/00708

    Bien qu’il s’agisse d’une situation dans laquelle l’impartialité de la justice n’est pas assurée j’ai fait appel, conformément à une position de ma part constante : Alexandre Nemeth (croix de guerre 1939-40 avec palmes, ancien résistant), pour ne citer que lui, n’a pas risqué sa peau pour que la France des « éternels » salauds continue de dicter sa loi. Hélas entretemps des élections présidentielles avaient eu lieu, la magistrate avait pris trop à la lettre la campagne du vainqueur qui s’était vanté de gouverner par ordonnances et elle a donc rendu une ordonnance de non admission -dont la partie la plus savoureuse vaut d’être rappelée :

    Attendu en l’espèce que Luc NEMETH a formé appel principal le 07 avril 2017, par lettre recommandée réceptionnée le 09 avril 2017 par le greffe de la cour d’appel de REIMS, en qualité de prévenu, des dispositions pénales d’un jugement contradictoire à signifier à son égard, rendu le 30 janvier 2017 par le Tribunal Correctionnel de Reims, signifié à personne le 31 mars 2017 :
    Que cet appel formé plus de dix jours après la signification du jugement, par lettre recommandée avec accusé de réception est irrecevable ;

    (il suffira ici de rappeler que même en 1582, année du passage du calendrier julien au calendrier grégorien, un délai de dix jours n’a jamais séparé un 31 mars d’un 7 avril)

    Dans sa ferveur macronienne cette magistrate a même procédé à une audacieuse escalade sur le terrain des ordonnances car sinon on voit mal, quel intérêt juri-diforme présentait le procédé qui a consisté à me faire signifier son dit-arrêt par le Greffe sous l’appellation : ordonnance de désistement d’appel. Ben voyons.

    Je ne trahis aucun secret d’Etat en rappelant que madame Belloubet n’a pas trop à se plaindre du salaire que la République lui verse : même si ce devait être le cas, cela ne la dispense pas de la politesse ; et en tout état de cause cela ne la dispense pas du travail auquel en contrepartie, elle est tenue.

    L. Nemeth,
    ex-Technicien d’Art
    Docteur en Histoire contemporaine

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *