Bruit de bottes: Le président égyptien craint une guerre irano-saoudienne

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde mercredi contre une escalade de la tension entre l’Arabie saoudite et l’Iran, qui pourrait mener à une guerre, lors d’une rencontre avec la presse à Charm el-Cheikh.

Vers une guerre entre l’Iran et l’Arabie saoudite ? Le président, qui s’exprimait en marge du Forum mondial sur la jeunesse organisé par le gouvernement égyptien dans cette station balnéaire, a souligné que la région connaissait déjà des tensions.

« Je ne suis pas pour la guerre. Nous avons eu notre expérience de la guerre », a-t-il dit: « La région doit faire face à suffisamment de troubles déjà », a-t-il ajouté, interrogé sur une possible escalade belliqueuse. « On devrait aborder (ce problème) de façon extrêmement prudente », a-t-il insisté.

Mais M. Sissi, allié de l’Arabie saoudite, a également annoncé que l’Egypte soutiendrait la monarchie saoudienne. « Nous soutenons nos frères (saoudiens) », a-t-il dit. Il s’exprimait alors que le président iranien Hassan Rohani répondait aux menaces saoudiennes contre son pays.

Menaces iraniennes

« Vous connaissez la puissance et la place de l’Iran dans la région. Des plus grands que vous s’y sont cassé les dents. Vous n’êtes rien! », a lancé mercredi M. Rohani à l’adresse des dirigeants saoudiens, lors d’un discours retransmis par la télévision d’Etat.

Ces commentaires interviennent après que le prince Mohammed ben Salmane a accusé l’Iran de livrer des missiles aux rebelles yéménites, ce qu’il a décrit comme une « agression militaire directe » contre l’Arabie saoudite. L’Iran a fermement réfuté ces accusations, ajoutant que de telles livraisons étaient impossibles.

Parallèlement, le président égyptien s’est également exprimé sur la situation en Egypte, affirmant que son pays est « en guerre contre le terrorisme ».En réponse aux critiques qui accusent son régime de violer les droits de l’Homme, il a estimé que « ce qui se passe en Egypte n’est pas une question de droits de l’Homme »: « Il faut penser aux autres droits, le droit à la vie », a-t-il plaidé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *