Bizutage antisémite à Paris 13. Convocation de 8 étudiants

Ce mercredi, huit étudiants en médecine de Paris 13 soupçonnés d’injures antisémites devaient être convoqués devant la section disciplinaire de l’Université.

Un bizutage qui a mal tourné. Finalement, la session est reportée en janvier « pour un complément d’information », précise une source proche du dossier. Néanmoins, la section « s’était réunie dans une formation restreinte pour entendre les étudiants incriminés et doit se réunir en formation plénière pour écouter à nouveau les étudiants et prononcer un jugement », indique la présidence de Paris 13.

Elle devra statuer sur des injures antisémites diffusées sur les réseaux sociaux et des faits de harcèlement dénoncés par une étudiante de deuxième année de médecine.

Bizutage. L’étudiante juive devient leur souffre-douleur

Les faits se sont produits au cours d’un week-end d’intégration, entre le 12 et le 14 octobre. Des étudiants du BDE s’y étaient livrés à des blagues d’un goût douteux sur la Shoah. L’étudiante de confession juive a fait savoir qu’elle appréciait peu ce genre d’humour. Elle serait devenue leur souffre-douleur.

L’étudiante s’est rapprochée de l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) et elle a déposé plainte le 20 octobre. De son côté l’Université a saisi le procureur de la République.

La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a également adressé un signalement au parquet de Bobigny et appelé à des sanctions disciplinaires.

Les faits n’ont pas encore été qualifiés par le parquet. L’enquête est toujours au stade préliminaire. L’injure antisémite sera-t-elle retenue ? Le harcèlement à caractère antisémite ? Me Péchard, avocat de la plaignante, milite pour la seconde option : « La justice reconnaîtrait vraiment ainsi que l’infraction est caractérisée. »

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