Bienvenue Neda Amin…Israël et le droit d’asile

Droit d’asile. La blogueuse iranienne, Neda Amin est arrivée jeudi 10 août en Israël en provenance de Turquie, un pays dont elle risquait d’être expulsée vers l’Iran.

Neda Amin, blogueuse, pour le Times of Israël entre autres, est une iranienne de 32 ans, réfugiée en Turquie. Une intervention est effectuée auprès du ministre Arié Dhéry. Ce dernier sans hésitation le lui accorde le droit d’asile. C’est une victoire morale et politique envers les Iraniens. Neda a annoncé vouloir intégrer au plus vite notre société en intégrant un Oulpan.

Le droit d’asile est un parcours du combattant. Opinion publique, relations internationales sont les principaux freins. Pour preuve le fondateur de WikiLeads Julian Assange reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis cinq ans. « Personne n’en veut. »

La position d’Israël à cet égard n’est pas simple.

L’Alya avant tout, Alya côté pile et côté face. Pile les Juifs dont la Ketouba est incontestable n’entrent absolument pas dans l’espace du droit d’asile. Le droit pour eux de rejoindre le pays des Juifs pour les Juifs. En face, ceux vis-à-vis desquels on doit se poser la question s’ils ne sont pas en fait des réfugiés, car le problème de leur judéité est posé.

Oui, Israël est un trop petit pays pour accueillir des milliers de réfugiés, ce qui ne signifie pas aucun. Begin a répondu en son temps à l’appel des Boat People.

Pouvons-nous accepter plus longtemps ces camps à ciel ouvert, Mitkan Kholot, Tahana Merkazit de Tel Aviv ? L’administration doit être en mesure dans un laps de temps court de leur donner une réponse définitive concernant leur droit d’asile politique ou économique. Pour ceux qui reçoivent un avis défavorable, un retour vers leur pays d’origine ou en dehors de nos frontières est l’unique solution.

Avec humanité et respect.

 

Fernand Cohen-Tannoudji

Fernand Cohen-Tannoudji

Profondément engagé, je considère l’action comme la seule vertu permettant de distinguer ceux qui veulent changer le monde de ceux qui ne font qu’en rêver. J’ai toujours considéré que l’action politique ne pouvait plus se résumer en des politiciens se contentant de proposer, mais de citoyens, ayant chacun leur vécu et faisant remonter leurs expériences pour construire une politique.

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