Benjamin Djiane : « Je découvre avec stupéfaction les propos de Meyer Habib »

LEGISLATIVES. Benjamin Djiane: « Je découvre avec stupéfaction les propos de mon adversaire Meyer Habib me concernant dans « Actualité Juive ». Celui-ci me qualifie de « parachuté de Manuel Valls ». Il est vrai que j’ai eu l’honneur au Ministère de l’Intérieur puis à Matignon de servir la République lorsque celle-ci était attaquée par le terrorisme islamiste.

Il est vrai que j’ai eu l’honneur de travailler avec le seul Premier Ministre de la Ve République qui a fait un lien très clair entre l’antisémitisme et l’antisionisme. Il est vrai que j’ai contribué à rappeler à travers le discours historique du 13 janvier combien s’attaquer aux Juifs de France c’était s’attaquer à la France toute entière, à son histoire et à ses valeurs. Tout cela je l’assume pleinement. Mieux, j’en suis fier.

Je ne sais pas si Meyer Habib est fier d’avoir applaudi le Député du Front National et soutien de Marine Le Pen Gilbert Collard à l’Assemblée nationale. Je ne sais si Meyer Habib est fier d’avoir soutenu à l’élection présidentielle François Fillon qui voulait discuter avec l’Iran et réarmer le Hezbollah tout en se comportant comme le porte-parole de Vladimir Poutine et de Bachar El Assad en matière de relations internationales.

Je ne sais pas si lui qui met en avant sa proximité avec la religion est fier d’avoir défendu un candidat qui considérait que la cacherout était une tradition ancestrale et barbare. Je ne sais pas si Meyer Habib, lorsqu’il me désigne comme un candidat pro-palestinien a lu les tribunes que j’ai signées dès 2011 pour une relation plus chaleureuse et plus apaisée entre la France et Israël pour l’entrée d’Israël dans la francophonie, contre les dérives des manifestations anti-israéliennes en France ou le boycott d’Israël.

Les électeurs de la 8e circonscription des Français de l’étranger méritent du respect, ils méritent qu’on les écoute, qu’on les comprenne et qu’on se soucie de leurs quotidiens toute l’année et pas seulement lors des consultations électorales. La campagne que je mène depuis des mois en allant à la rencontre de tous les habitants de cette circonscription sans exception inquiète Meyer Habib qui pensait son élection acquise. Je vous invite dès le 4 juin à privilégier la morale et l’éthique en tournant le dos à ces vieilles pratiques. Plus que jamais la victoire est possible. Je compte sur votre mobilisation.

LE PLUS. Selon (1) : « Continuer avec force le combat contre l’antisémitisme, l’antisionisme, le boycott d’Israël ». Le 4 juin prochain, nous voterons pour élire le député de la 8e circonscription des Français de l’étranger (Chypre, Grèce, Israël, Italie,Malte, Saint-Marin, Saint-Siège, Turquie).

Benjamin Djiane, candidat du Parti Socialiste, 40 ans, est diplômé de l’école de management de Lyon et de Sciences-Po Paris, il a débuté sa carrière en entreprise, en France puis en Italie.

Il a ensuite été la plume de Manuel Valls, ministre de l’intérieur et Premier ministre.

Le P’tit Hebdo: Pourquoi la huitième circonscription des Français de l’étranger? Benjamin Djiane: Je suis profondément attaché à Israël et au Sud de l’Europe. C’est mon histoire personnelle. Je suis un méditerranéen, fils et petit-fils de juif séfarade. Lorsque j’étais enfant, mon père me racontait toujours, qu’en 1962, il avait hésité entre la France et Israël. Je suis donc marqué par Israël, par son histoire, par cette aventure collective exceptionnelle, qui, en 70 ans, a créé un pays dynamique, une économie innovante, une démocratie exemplaire qui entretient tant de liens avec la France.

Attaché à Israël, mais aussi à l’Italie, où j’ai vécu et travaillé pour une grande entreprise française, à Milan. Je connais le quotidien des Français qui vivent ou ont choisi de s’établir hors de France.

Lph: Quelles sont vos motivations ?

B.D.: Un député est aussi le porte-parole, le représentant, le défenseur des femmes et des hommes de sa circonscription. C’est pour cela que j’ai souhaité porter cinq combats, afin d’obtenir des avancées concrètes : pour l’éducation, la solidarité, la culture et le rayonnement de la France, nos services publics à l’étranger et le dynamisme économique.

J’ai rencontré de nombreux Français pendant cette campagne. J’ai écouté et entendu les tracas de leur vie quotidienne. Je pense notamment, en Israël, à la question de la reconnaissance des diplômes, ou aux petites retraites. Les propositions que je porte sont le fruit de tous ces échanges. Je constate que beaucoup de sujets ont été laissés en plan ces dernières années. Il y a eu beaucoup de mots, et peu de résultats. Moi je demande à chacun de regarder, au-delà des paroles, le bilan très faible du député sortant.

Lph: Quels sont les premiers dossiers sur lesquels vous travaillerez si vous êtes élu ?

B.D.: Continuer avec force le combat contre l’antisémitisme, l’antisionisme, le boycott d’Israël que j’ai mené, et que je mènerai, avec Manuel Valls.

Je sais que le député sortant se dit le grand défenseur d’Israël. Je partage cet objectif. Mais sa méthode est contre-productive. Quand on applaudit Gilbert Collard, député du Front national, à l’Assemblée nationale, on dessert la cause que l’on prétend défendre.

Ensuite, il y a tous les sujets, liés au quotidien, pour lesquels j’ai des propositions très concrètes. Je souhaite, plus que tout, que ce mandat soit utile pour l’éducation de nos enfants, pour faire vivre la langue française. Pour cela, je défendrai trois mesures fortes : le plafonnement des hausses des frais de scolarité dans les lycées français, le développement du label FrancÉducation pour élargir les offres de scolarisation en français notamment à destination des familles binationales, et le doublement du budget consacré au dispositif Français Langue Maternelle, FLAM, pour que davantage d’enfants puissent y avoir accès.

En matière d’équivalence des diplômes, Amos Schupak, mon suppléant, a déjà beaucoup travaillé. Dès mon élection, je demanderai la constitution d’un groupe de travail dédié à cette question entre la France et Israël, associant les acteurs associatifs, qui connaissent le sujet et ont déjà fait un travail remarquable.

Enfin, pour les retraités, je veux créer une caisse de compensation, afin que leur pouvoir d’achat soit maintenu et ne fluctue pas selon les taux de change entre l’euro et le shekel.

Lph: Israël, pour vous, c’est… ?

B.D: Israël n’est pas, et ne sera jamais, pour moi, un pays comme les autres. C’est un miracle. Un rêve devenu réalité. Le symbole de la renaissance d’un peuple après l’horreur de la Shoah. C’est la réinvention d’une langue et l’émergence d’une démocratie. C’est à la fois le berceau des civilisations et la Start-up Nation ! C’est un territoire où l’Histoire regarde résolument vers l’avenir.

Lph: Comment comptez-vous convaincre les Français d’Israël d’aller voter?

B.D.: Ce que je dis à tous les Français que je rencontre, c’est que ces élections sont très importantes. Pour eux, pour leur quotidien. Importantes aussi pour notre pays, pour son avenir. La France doit donner une majorité au Président de la République, Emmanuel Macron. Une majorité progressiste. Moi, je veux apporter mon expérience, le sens de l’État que j’ai appris aux côtés de Manuel Valls, ma singularité. Je veux dépasser les vieilles étiquettes politiques. Je veux faire de la politique autrement. Soutenir une initiative quand elle est juste et utile. Alors le 4 juin, j’invite les électeurs à prendre leur avenir en main, à soutenir ma démarche et à voter pour le renouvellement.
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Source: (1) http://www.lphinfo.com/benjamin-djiane-continuer-force-combat-contre-lantisemitisme-lantisionisme-boycott-disrael/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter+quotidienne

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source : Israelvalley