Baby boom en Israël. Le taux de natalité s’envole

Plus on est de fous plus on rit ! Souvent posé comme problème fondamental à la survie du peuple d’Israël, le taux de natalité en pleine croissance devrait réjouir son monde !

Baby boom ? Depuis quelques temps déjà, plusieurs hôpitaux du pays ont signalé un nombre record de naissances. De nombreuses maternités ont atteint la limite de leurs capacités, si bien que des futures mamans ont dû être transférées dans d’autres services, rapportent les directeurs qui se plaignent d’être même parfois obligés de procéder à des accouchements dans les couloirs….

Ainsi l’hôpital Soroka de Beer-Sheva a-t-il enregistré en juillet 1 518 naissances. Le chiffre annuel d’environ 17 000 naissances monte à plus de 22 000 dans les services du centre Shaare Zedek de Jérusalem.
Quant à l’hôpital I’hilov de Tel-Aviv (1014 naissances par mois), il vient d’ouvrir une nouvelle aile dans sa maternité abritant, entre autres, 51 chambres individuelles (une rareté en Israël) et une nouvelle unité pédiatrique.

Une raison supplémentaire de vouloir mettre au monde de jolis bébés ?

Un rapport note qu’en 2017, le taux de fécondité d’Israël est supérieur à celui de la plupart des pays arabes (Arabie saoudite, Koweït et Syrie) , le plus élevé de tous les pays de l’OCDE, alors que le taux dans les territoires sous contrôle palestinien est passé de 5 naissances par femme en 2000 à environ 3 en 2016 . (alliancefr.com).

Ce qui renverse vraiment la donne, c’est le taux de natalité en Israël, qui tourne autour des 3 enfants par femme, anomalie absolue parmi les pays industrialisés. La France, jugée féconde, a une moyenne de 2 enfants par femme. La Suisse est à 1,5 alors que l’Allemagne et l’Italie dépassent à peine 1,4.

(Inquiétant toutefois on est mis en demeure d’accepter que le taux de fécondité le plus élevé dans les communautés de plus de 10 000 habitants se trouve dans la ville orthodoxe de Modiin Illit, avec 7,59 bébés par femme… pour un taux incroyablement bas de 1,91 dans la ville laïque du nord de Kiryat Tivon.

Attention : Avec une telle courbe exponentielle, si cette population spécifique ne représente encore que 10% des juifs israéliens, au rythme de 7 enfants par femme en 2050, les Hahedim représenteraient 30% des israéliens, ce qui transformerait la nature du sionisme dont l’histoire fut essentiellement dominée par les laïcs jusqu’à ce jour.

Mieux vaut se réjouir de l’augmentation de la natalité en général et penser en particulier que les  Olim h’adachim sont tellement heureux d’être enfin arrivés en Eretz que leur répond, comme un écho venu du fond des âges, cet irrésistible désir d’y voir vivre et s’épanouir en toute liberté leurs enfants  élevés selon l’idéal de chacun…

 

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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