Baba Salé : les drames qui ont émaillé sa vie

Il y a 38 ans que Baba Salé, feu Rabbi Yisrael Abehassera, est décédé.  A l’occasion de sa hiloula la semaine dernière, voilà ce que Rabbi Zevik Harel a écrit sur le célèbre rabbin et kabbaliste. Un point de vue légèrement différent. Par la journaliste Sivan Rahav Méir.

« On parle beaucoup de sa Torah et de ses prodiges, mais je veux parler de ce que Baba Salé a vécu dans sa vie. C’est incroyable. À l’âge de 18 ans, il a perdu son père, qui était aussi son maitre. Depuis, il s’est attaché au frère ainé de son père, Rabbi Itzhak, mais quatre ans plus tard, celui-ci a été tué par des voleurs au Maroc.

Son frère aîné, qui était le rabbin de leur ville, a également été assassiné par le gouvernement marocain. Par conséquent, la conduite de la communauté est retombée sur ses épaules. Sa première femme est décédée à la naissance de leur fille et cette enfant n’a pas survécu. Il s’est remarié, mais pendant une décennie, le couple n’a pas eu d’enfants. Son petit frère bien-aimé qui lui avait rendu visite et a été tué dans un accident de voiture mortel alors qu’il rentrait chez lui. Et ce n’est pas la fin de la liste.

Une seule catastrophe suffit à rendre une personne amère et sombre. Mais Baba Salé a simplement grandi et s’est élevé. Il s’est comme purifié par ces épreuves. Il semble qu’il y ait deux possibilités : s’effondrer, ou devenir plus sensible, mieux comprendre la douleur. Baba Salé a tout ressenti – de l’affliction de chaque personne pauvre et nécessiteuse qui s’est adressée à lui, jusqu’à celle de la présence Divine.

Il comprenait la douleur des autres

Peut-être que des centaines de milliers de personnes ont trouvé en lui à qui s’adresser parce qu’il avait compris ce que c’est que de perdre un père, ce que c’est que de perdre une femme, ce que c’est que d’espérer la venue au monde d’enfants. Sa prière et son amour pour tous venaient d’un cœur plus chaleureux et plus large.

Un jour pendant Hanoukka, il a vu que les étrennes de Hanoucca était distribué aux enfants sous forme de billets, et a demandé que l’on distribue le même montant, mais en pièces de monnaie. On lui a demandé pourquoi, et il a dit qu’un enfant s’émerveille plus d’une pièce de monnaie brillante que d’une feuille de papier. Plus vous êtes grand, plus vous êtes sensible aux plus petits, et sa grande sensibilité a atteint le cœur des enfants. »

En sa mémoire.

Sivan Rahav-Meir

Sivan Esther Rahav-Meir est une journaliste, reporter, publiciste et présentatrice de télévision et de radio israélienne.

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