Aviv Geffen a pleuré à Bné Brak. Par Sivan Rahav Méir

 

Le chanteur Aviv Geffen est venu participer à un interview télévisé au sujet de la protestation des artistes. Mais soudain, en larmes, il nous a émus avec un sujet complètement différent.

Pendant la crise du Corona, il s’est produit en direct, sans public, et il a dédié une chanson aux habitants de Bnei-Brak, qui ont sérieusement souffert de l’épidémie.
« Je sors de la représentation », a-t-il dit, « et je vois sur mon téléphone, sans exagération, 420 messages. Je commence à les ouvrir, je les déroule, quelqu’un a passé mon numéro à tout Bnei-Brak. Et j’ai pleuré.

Je ne suis pas sorti de la salle vide. J’ai commencé à pleurer. L’amitié, les différences d’opinion, tout d’un coup, tout j’ai compris. Ces marques d’amour que je venais de recevoir de gens sur lesquels je portais un jugement négatif depuis l’âge de 19 ans, ont éclaté en amour et en larmes : « Merci beaucoup Aviv d’avoir pensé à nous. » J’étais dans les escaliers, l’endroit était vidéo. J’ai lu les messages et j’ai pleuré. A 4 heures du matin on m’a trouvé là et on m’a dit : Rentre chez toi.  »

Soudain, j’ai compris

La journaliste Dana Weiss demande à Aviv Geffen pourquoi il a pleuré et pourquoi il pleure de nouveau devant elle, et il répond : « Pendant des années, nous avons appris à haïr l’autre. Il est religieux, il est laïque. J’étais moi-même un soldat dans ce petit jeu, et soudain je les ai vus et j’ai compris.
Comment ai-je changé durant cette période du Corona ? C’est comme ça que j’ai changé. J’ai appris à respecter. Cela a allumé une flamme d’amour tout simplement incroyable, quelque chose que l’on ne peut pas décrire avec des mots, seulement avec des larmes. »

Ce jeudi – nous allons célébrer Pentecôte (la fête de Chavouot). Nos sages écrivent que nous nous sommes alors tenus au pied du mont Sinaï pour recevoir la Torah « comme un seul homme, avec un seul cœur. » Des gens différents, qui savent qu’ils sont une seule âme, un seul tissu humain. Ce n’est pas une histoire lointaine, c’est notre état naturel, vers lequel nous sommes censés retourner.

Sivan Rahav Meir est une journaliste de renom au sein de la 12e chaîne de télévision israélienne. Chaque jour, elle offre un petit enseignement de Torah qui est diffusé un peu partout dans le monde dans une dizaine de langues.

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