Aujourd’hui 31 mars des questions difficiles sont encore irrésolues

L’Iran et les puissances mondiales s’efforcent de parvenir à un accord sur le nucléaire, car le 31 mars, date butoir, c’est aujourd’hui. Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avoue que des « questions difficiles » sont encore irrésolues. Par contre, des fonctionnaires déclarent que les pourparlers pourraient fonctionner avant minuit de façon à ce que les parties s’entendent sur la conclusion d’un accord-cadre. Où en sommes-nous vraiment ?

L’Iran et les six puissances mondiales ont accéléré le rythme des négociations avant la date limite pour parvenir à un accord nucléaire préliminaire. Mais il reste moins de 24 heures, et les deux parties ont mis en garde qu’il était crucial de surmonter les différences qui pourraient ruiner cet accord. Pendant près d’une semaine les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Russie et la Chine ont essayé de briser l’impasse des négociations visant à arrêter l’Iran, qui veut de toutes ses forces avoir la capacité de développer une bombe nucléaire, en échange d’un assouplissement des sanctions internationales.

equipe ameriEquipe américaine menée par Kerry

Mais des désaccords sur la recherche d’enrichissement, le rythme de la levée des sanctions et bien d’autres questions ont menacé de faire capoter les discussions. C’est un accord qui n’offre que des avantages à l’Ouest, mettre fin à une impasse de 12 ans entre l’Iran et l’Occident sur les ambitions nucléaires de Téhéran et réduire le risque d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, et ne présente que des inconvénients aux ambitions iraniennes.

« Nous devons le faire maintenant », a déclaré un responsable occidental sous couvert d’anonymat. « Nous n’avons que quelques heures pour obtenir un accord-cadre ou le travail va devenir beaucoup, beaucoup plus difficile. » Il a déclaré que les pourparlers sur un accord-cadre, qui se veut un prélude à un accord global qui doit être finaliser en juin, pourraient encore s’effondrer. Ils ont fixé le délai de mardi minuit, mais les responsables de tous les côtés disent que c’est encore possible.

equipe iranienneEquipe iranienne menée par Zarif

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui se bat contre les négociations, a déclaré lundi que l’accord en cours de constitution à Lausanne envoie le message « que l’Iran a tout à gagné par son agressivité ». Il s’oppose formellement à l’engagement des Occidentaux envers l’Iran. Car l’Iran et les six ont tenté plusieurs propositions de compromis mais l’accord est resté inaccessible. D’ailleurs, les responsables occidentaux ont déclaré que Téhéran a fait volte-face, rejetant la proposition précédemment acceptée sur son stock d’uranium enrichi qu’il devait expédier en Russie.

L’objectif des négociations est de trouver un moyen de s’assurer que, pour au moins les 10 prochaines années, l’Iran n’aura pas la capacité de produire suffisamment de matières fissiles pour une arme atomique. En échange de limites temporaires sur ses activités atomiques les plus sensibles, Téhéran veut la fin des sanctions. Mais on est encore loin de cette entente, et dans le cas où les parties n’y parviendraient pas, il va être difficile d’expliquer pourquoi il y aurait un délai supplémentaire jusqu’au 30 juin 2015.

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