Au delà des disparités politiques, Netanyahou appelle à l’unité

C’était hier la rentrée parlementaire, ou plutôt la session d’hiver. Peu de nouveautés politiques ont émaillé les discours des grands leaders, si ce n’est que le Premier ministre a demandé aux responsables de parti une compréhension plus réaliste des choix du gouvernement.

La demande de Netanyahou avait une consonance unitaire. Car il ne demandait pas aux leaders d’approuver ses choix politiques, mais uniquement de considérer avec mesure la décision concernant les constructions à Jérusalem qui constituent à ses yeux la base même d’une politique de développement poursuivie par tous les gouvernements israéliens, de droite comme de gauche. Il répondait positivement aux propos de Yuli Edelstein, le président de la Knesset, qui a déclaré : « Comme d’habitude, les accusations agressives d’Abbas n’ont servi à rien, sauf à donner un exemple ignominieux de démagogie et de calomnie. Il crée les conditions du questionnement et du rejet. Même s’il n’y a pas de solution politique immédiate et décisive, il y a de nombreux domaines qui incitent à la discussion et non pas au renfermement. »

« Il ne peut y avoir d’Etat palestinien sans sécurité. »

« Les Palestiniens veulent un Etat à leurs conditions, sans reconnaissance mutuelle, en évacuant des terres que nous avons valorisées, en divisant Jérusalem, en acceptant les réfugiés ; ce sont des conditions qui nous sont parfois imposées par d’autres, si ce n’est parfois par nos propres concitoyens, mais nous devons faire preuve de responsabilité et d’unité. De même, nous construisons comme l’ont fait tous les gouvernements israéliens avant nous, il faut qu’il ait à ce sujet un consensus le plus large possible, comme il existe au sein du peuple d’Israël qui comprend et soutient notre action de construction, aussi bien à Jérusalem que dans les implantations de Judée-Samarie. »

« Les Français construisent à Paris, les Américains à Washington, les Britanniques à Londres, les Juifs construisent à Jérusalem. Même les Palestiniens savent que certains territoires resteront sous notre souveraineté. La violence à notre encontre n’est pas dû au fait que nous investissions certaines terres, mais c’est notre présence qu’ils combattent, et de ce point de vue, nous ne pouvons que leur confirmer que nous sommes là pour des siècles, voire des millénaires. S’ils veulent la paix, il faut qu’ils acceptent cette idée. »

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