Assimilation: la fin du judaïsme américain ?

60% des Juifs américains n’ont pas d’enfants. C’est ce que révèle l’étude des professeurs Steven Cohen et Sylvia Barack Fishman. Un très mauvais signe pour certains, connaissant les ravages de l’assimilation aux États-Unis, le Dr Shlomo Fischer de l’Institut politique du peuple juif ayant déploré cette « catastrophe ».

Les dangers de l’assimilation « ne guette » plus la communauté juive américaine, elle est touchée de plein fouet.  Ainsi seulement 21% des familles avec enfants sont impliquées dans la vie juive d’une manière ou d’une autre. Dans 8% des cas, les enfants ne sont pas juifs selon la Loi stricte. 11% se définissent sans religion, choisissant de ne pas offrir un cadre éducatif juif à leurs enfants.

Pas d’exception chez les orthodoxes, qui représentant 6,6% de la population totale aux États-Unis. Seules 40% des familles dite orthodoxes ont des enfants. 50% d’entre eux sont sans conjoint. 29% sont en couple avec une personne non juive contre 21% mariés avec un homme ou une femme juives. Aussi parle-t-on, dans 58% des cas, de mariages mixtes.

S’il n’y a pas d’enfants, c’est impossible

Pour le Dr Shlomo Fischer, « Cela signifie que la prochaine génération des juifs américains représentera un cinquième de la population juive mondiale. Il faut mettre des enfants au monde pour qu’il y ait une éducation juive. S’il n’y a pas d’enfants, c’est impossible. Malgré toutes les bonnes intentions des organisations et des donateurs, il ne se passera rien. Tous les discours relatifs à l’éducation juive ne valent rien s’il n’y a personne à éduquer d’autant que vous ne pouvez forcer personne à faire plus d’enfants. »

Selon Fischer, les enfants de ceux qui se définissent comme « sans religion » ne sont pas complètement perdu, même s’ils sont loin du judaïsme. « Ils peuvent découvrir leur origine. Mais la majorité restent en dehors de la communauté juive, et bien entendu ils ne sont pas à l’école juive. Ils n’apprennent donc rien sur Israël et le judaïsme. »

Dans ses conclusions, l’Institut encourage le développement de l’éducation juive en direction des adolescents. « L’éducation juive aux États-Unis est en grande partie dédiée aux enfants jusqu’à l’âge de la bar-mitsva. Si les enfants poursuivaient en ce sens jusqu’à l’université et continuaient à évoluer dans un environnement juif, la chance d’épouser un conjoint juif ne sera que plus grande », a déclaré Fisher.

Katja Epelbaum

Katja Epelbaum

Diplômée de la Sorbonne en Science politique et en Histoire, j'ai toujours su que je m’épanouirais professionnellement dans l’écriture. Depuis l'Alya, Katja collabore avec le journal Hamodia et Le Mag, et poursuit différents projets d’écriture.

Une pensée sur “Assimilation: la fin du judaïsme américain ?

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    9 avril 2021 à 15 h 35 min
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    L’ Alyah est la seule solution pour préserver le peuple juif. Partout en diaspora, une partie des juifs s’assimilent et cela particulièrement, là où les juifs se sentent le mieux , en Europe , aux USA et au Canada, par contre dans les pays, où les juifs sont moins bien traités, le juifs se replient sur eux meme ou font une alyah, mais pas forcément en Israel. Cela donne l’impression, que dans les pays , où les juifs sont plutot bien acceptés aux USA, en Europe et au Canada, les juifs sont très solubles, cela entraine un glissement vers le Judaisme libéral ou un éloignement de la religion et au bout d’une génération, on s’aperçoit, que l’on a perdu beaucoup de population juive. Face à cela , les autorités religieuses devraient certainement repenser le processus de conversion et le rendre moins sévére à l’instar des autres cultes. De plus, ces memes autorités devraient réfléchir au fait de la possibilité de la transmission du judaisme également par filiation paternelle. A cela le fait qu’ Israel doit tout faire pour se rendre plus attractif aux yeux des juifs de diaspora et surtout ceux des USA, d’Europe et du Canada, qui hésitent beaucoup à monter en Israel , car ils ne veulent pas quitter une situation confortable, pour cela le gouvernement israélien doit réellement faciliter l’emploi par une vraie reconnaissance des diplomes, une réelle baisse des prix des logements et des loyers en libérant plus de terrains et en créant des villes nouvelles très attractives et aussi facilitant la concurrence pour faire le cout de la vie en Israel, qui est trop élevé.

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