Arnaque : Ce coup de fil qui a coûté des milliers de shekels à un nouvel immigrant

Arnaque en vue ! Nous recevons chaque jour des appels téléphoniques de nombreuses sociétés commerciales. Au bout du fil, un télé-opérateur chevronné tente de nous persuader que son produit et le meilleur et que nous avons tout à gagner…vous connaissez la musique. Du 15 juillet au 15 août, Coolamnews publie ses meilleurs articles de l’année écoulée. Article publié le 17/10/2017.

Un coup de fil qui coûte cher ! Parfois, le consommateur est abusé car on lui cache par omission certaines clauses du contrat qu’il s’apprête à accepter oralement. La conversation étant enregistrée, un simple « oui » fait désormais valeur d’engagement. Si dans votre langue maternelle, il vous est parfois difficile de déceler la faille, imaginez la situation pour les nouveaux immigrants.

C’est la mésaventure que raconte Makoné, un nouvel immigrant d’Ethiopie. Arrivé en Israël il y a peu, il ne maîtrise pas forcement les nuances de la langue hébraïque. Lorsque le téléphone sonne à son domicile il y a quelques semaines, il ne sait pas encore qu’il va accepter (sans le savoir) de débourser 10 000 shekels (2 500 euros environ) pour 3 polices d’assurances.

Pour Pnina, la fille de Makonet, c’est le choc.

A l’autre de bout du fil, un démarcheur de la compagnie d’assurance AIG va exploiter la naïveté de son interlocuteur. Pour Pnina, la fille de Makonet, c’est le choc. « Mon père travaille comme agent d’entretien. Il économise chaque sous. Il a contracté par téléphone des assurances qui ne le concerne pas et qu’il est dans l’impossibilité de régler. Nous n’avons même pas pu faire de réclamation dans les délais impartis par la loi, car nous ne savions pas que le contrat avait été conclu. C’est seulement lorsque nous avons reçu l’ordre de débit de la banque que nous avons commencé nos recherches ».

Pnina ne baisse pas les bras. Elle fait appel à une association de consommateur. Un expert dépêché par l’association fait remonter l’affaire. L’enregistrement de la transaction fourni par la compagnie AIG est éloquent. Le client ne comprend à aucun moment de quoi il s’agit. Il demande même à l’opérateur de venir lui expliquer à la maison les tenants et les aboutissants du contrat. Mais il répond souvent « oui », aux questions malicieuses du vendeur. La loi est respectée.

AIG décide de rembourser le client

Devant l’évidence de la mauvaise foi du télé-opérateur, la compagnie AIG a décidé de rembourser la moitié des sommes versées. Lorsque l’affaire a été portée devant les médias, AIG a finalement remboursé intégralement son « client malgré lui ». Mais pour une affaire qui aboutit à un heureux dénouement, combien d’autres sont classées sans suite ? Moins de la moitié des clients spoliés vont jusqu’au bout des démarches juridiques, forcément fastidieuses, qui leur permettent de faire valoir leur droit. Une faille dans laquelle s’engouffrent les commerciaux sans scrupules.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l'actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

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