Après Paris, les récifs coralliens israéliens s’exposent à Tel-Aviv

En Israël tout est petit – tout est précieux ! Ne dit-on pas que tout ce qui est petit est gentil et infiniment précieux ce qui se cache sous la mer à mille lieux ? Voilà la réponse au pourquoi cette exposition aussi inattendue qu’originale.

Depuis quelques jours et jusqu’à la fin du mois de novembre, gratuitement de surcroît, « le Steinhardt Nature Museum de l’Université de Tel Aviv » et le « Museum national d’histoire naturelle de Paris » se sont associés pour proposer une exposition intitulée « L’arc-en-ciel des couleurs de la mer ».

Déjà, en 1999 la France avait fondé « l’Initiative française pour les récifs coralliens ».

Aujourd’hui, en association avec son homonyme israélien, ces deux instituts de recherche d’offrir au public une plongée impressionnante au cœur des récifs coralliens d’Israël,  (l’été dernier au Museum d’histoire naturelle de Paris) au travers d’une variété de photographies spectaculaires.

Une manifestation photographique doublement bienvenue lorsque l’on sait que l’on est en plein dans « l’Année internationale des récifs coralliens » et que la France comme l’Israël font le maximum pour promouvoir et diffuser des informations essentielles à propos de ces écosystèmes exceptionnels.

Petit mais unique

Habitué à faire dans le tout petit, (petit pays par sa surface terrestre mais grand par son dynamisme), la petite taille de ce récif connu pour sa large gamme de récifs coralliens (unique en Israël et l’un des plus septentrionaux du monde), cette « barre » de corail d’à peine 10 km de long sur environ 1,5 km de large n’a pas empêché l’État Hébreu de la déclarer en 1964 comme « Réserve Naturelle du pays », (en toute modestie bien sûr) !

N’empêche ! Plus connue sous l’appellation de « Coral Beach », la qualité et le nombre des recherches scientifiques menées sur ce brisant en ont fait un centre d’excellence pour l’étude des récifs coralliens du monde entier.

Et l’exposition de présenter un panel d’images extraordinaires par l’abondance et les formes des créatures aquatiques qui en ont fait leur lieu de vie, leurs couleurs et leurs formes, une façon efficace de faire toucher du doigt l’importance économique énorme de ces récifs coralliens.

Petit rappel de tout ce que l’humanité leur doit :

Ils sont la principale source de nourriture pour des millions de personnes (par la pêche).

Ils sont une manne économique irremplaçable dans le secteur du tourisme.

Ils sont source de matériaux naturels pour la production de nouveaux médicaments

Mais aussi petit rappel de ce que l’on tente par tous les moyens d’occulter : S’il existe en ces lieux, la plus grande diversité d’espèces connues, l’environnement marin, actuellement menacé par un blanchiment entraînant la mort du corail, risque de faire disparaître toute trace de vie plus vite qu’il n’en faut pour l’écrire… Vous et moi inclus…

 

Musée de la nature Steinhardt, Université de Tel Aviv

Du 1er au 30 novembre 2018.

Klausner 12, Tel Aviv.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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