Antoine Sfeir : La disparition d’un Homme d’Honneur !

 

Nous ne pourrons oublier de sitôt la personnalité d’Antoine Sfeir. Cet homme hors du commun, journaliste objectif et profondément humain, qui vient de mourir des suites d’un cancer à la veille de ses 70 ans.

Antoine Sfeir n’est plus. Son analyse des plus pertinentes à propos du drame qui se joue depuis si longtemps au Moyen Orient et dont il avait une connaissance parfaite, a accompagné pendant des années les réflexions des français par le biais de l’excellente émission d’Yves Calvi « C dans l’air ».

« Un Homme Humain plus qu’Humain »…

Né le 25 novembre 1948 à Beyrouth, chrétien maronite, il savait s’effacer devant l’actualité et raisonner objectivement quelque soit le pays, la politique ou les idées qu’il devait commenter.

Responsable du service étranger à « L’Orient le jour » de 1968 à 1976, il présidera le Centre d’études et de réflexion sur le Proche-Orient (Cerpo), les relations internationales au CELSA et s’occupera de l’ILERI (Institut libre d’étude des relations internationales) dont il était le président.

En deux mots, que ce soit à la radio (Europe 1, BFM Business) ou sur moults plateaux de télévision, (France 24, iTélé, BFM TV), pendant des années dès qu’il sera question du Moyen-Orient, ses analyses sur l’Islam, le monde arabe et Israël, feront de lui l’invité incontournable, apprécié tant des professionnels de la communication que des téléspectateurs de l’époque.

Avant que d’en être empêché par la maladie, il exercera dans différents organes de presse comme « La Croix », « le Pèlerin », « Le Point », au « Quotidien de Paris », à « L’Événement du jeudi », ainsi que dans différents autres médias.

Mais, incontestablement, son objet de fierté restera « Les Cahiers de l’Orient », une revue trimestrielle traitant de l’Islam, du Proche et du Moyen Orient qu’il créa en 1985.

Un visage torturé mais plein d’humanité.

Libre penseur, franc-maçon, celui qui revendiquait être un ami du « Crif », Antoine Sfeir restera cet HOMME sans haine pour son prochain alors qu’il portera à tout jamais sur le visage les stigmates de la barbarie humaine.

Des cicatrices indélébiles faites en 1976 alors qu’enlevé par une milice palestinienne aux ordres d’Hafez El Hassad il est horriblement torturé durant plus d’une semaine.

Mr Sfeir, votre gueule cassée va nous manquer…

Votre regard chaleureux et votre sourire empreint de tristesse nous manquent déjà…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

2 pensées sur “Antoine Sfeir : La disparition d’un Homme d’Honneur !

  • 6 octobre 2018 à 3:24
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    ce n’est pas Macron qui lui aurait rendu un tel hommage.
    Merci Bely Landerer

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    • 8 octobre 2018 à 1:57
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      Le Président a non seulement écrit une remarquable lettre privée, mais fait lire un message très digne et juste aux obsèques d’Antoine.

      Répondre

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