Albert Einstein : Génial chercheur et mauvais père à la fois

Les plus grands hommes, admirés de tous et charmants avec les enfants des autres, font partie trop souvent des plus mauvais pères !

Le meilleur exemple, sans doute le plus connu est bien sûr celui de Jean-Jacques Rousseau, auteur d’un traité sur l’éducation (Émile ou De l’éducation), qui a lui-même avoué avoir placé ses 5 enfants à l’assistance publique pour ne plus en entendre parler.

Mais le cas d’Einstein, si sympathique au demeurant et tellement génial par ailleurs, n’est pas mal non plus ! Ce que le monde entier connait : Sa fameuse formule E=MC2 qui établit une relation entre masse et énergie (même si la compréhension de la démonstration du théorème en question s’arrête à son énoncé) !

Ce que le monde entier connait un peu moins : Les relations épistolaires charmantes que le savant a entretenues avec des enfants curieux de son opinion au sujet des choses de la vie.

Tout le temps qu’il s’est octroyé pour contenter de petits admirateurs sans complexes, comme en témoignent des archives bien rangées dans une salle de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Des lettres d’enfants écrites avec application, des petits mots aux questions très sages, auxquels il répond sur le même ton !

Ainsi sans aucune des réserves, des révérences qui auraient arrêté un adulte, trouve-t-on des questions du style « Les humains sont-ils des animaux ? », « Que se passe-t-il au-delà du ciel ? », « Quand le monde a-t-il commencé et quand finira-t-il ? ». Mais aussi du genre de celle-là : « Pourquoi êtes-vous si mal coiffé ? »

Einstein mauvais père

Autant d’interrogations qui reçurent ou pas réponse de la part du savant, un homme encore plus honnête que grand ! En revanche, ce que le monde entier ignore ( à quelques exceptions près) : Einstein fut un très mauvais père !

Partant du fait mille fois vérifié que nul n’est parfait, même si on peut le regretter, il en est de même avec notre savant. Avec son ainée, Lieserl, une petite fille qui meurt à un an (sans doute des suites d’une scarlatine mal soignée) des lettres échangées entre Miléva, sa première épouse et lui, stipulent qu’il a abandonné l’enfant à sa naissance.

Avec le fils ainé, Hans-Albert, fils de Miléva, la relation n’est pas meilleure. Le pauvre devra se défendre toute sa vie d’être le fils d’Einstein alors qu’il s’entend répliquer : « Comment pouvez-vous affirmer être son fils ? Si Einstein avait un fils, cela se saurait, or il n’en parle jamais. »

Pis encore, impossible de clore ce chapitre peu glorieux sans parler de son fils cadet, Eduard. Diagnostiqué atteint de schizophrénie à l’âge de vingt ans, il est enfermé à l’hôpital psychiatrique Burghölzli à Zurich.

Son père, qui avec lui aussi avait coupé les ponts depuis bien longtemps, cessera définitivement toute relation, incapable de faire face à la maladie du garçon.

Décidément nul ne peut être jamais parfait ?

Quel dommage…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Une pensée sur “Albert Einstein : Génial chercheur et mauvais père à la fois

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    8 mai 2020 à 1 h 51 min
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    C’est surtout l’ oeil ignorant et incompétent de la médiocrité humaine.
    Mais la médiocrité humaine vit son heure de gloire promotionnelle dans le champ médiatique confus et chaotique de la fin de ce monde.
    Rien de surprenant donc, et l’espérance est là : avec la fin de ce monde et l’émergence d’un nouveau, nous allons toucher le fond de la « Chute » et remonter vers l’accomplissement du meilleur et l’ouverture de l’intelligence à la conscience
    suprême.

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