Affaire du Qatar : du rififi à Disneyland

1 Les faits et les forces en présence.

Le 5 juin 2017, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et Bahreïn ont annoncé la rupture, dans un premier temps, de leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Puis au fil des jours d’autres sanctions commerciales suivirent pour se conclure sur un embargo.
Sauf l’Égypte, ces états sont membres du Conseil de Coopération du Golfe. Ne manquent à l’appel qu’Oman et le Koweït. Cette communauté économique, créée le 25 mai 1981, n’a que très peu à voir avec une autre communauté européenne. Portée sur les fronts baptismaux par l’Arabie Saoudite et par les USA, le Conseil a développé une quasi alliance diplomatique et militaire dont le quartier général est à Hafar El Batin en Arabie Saoudite.

Si le pétrole demeure l’essence du moteur de cette alliance, la méfiance vis-à-vis du voisin iranien tient lieu de code de la route.
Six pays. L’un, un géant dont la diplomatie officielle se voulait vaticane et dont les pudeurs de jeunes filles voilées avaient en leur temps parsemé la planète de leurs flèches terroristes ; l’autre, un confetti qui se voyait pousser les ailes d’un empire planétaire. Il était donc inévitable qu’un conflit éclatât tôt ou tard.
Dans notre bonne vieille Europe, il y a belle lurette que ce genre de situation a disparu.

 

Lire la suite sur JForum