Abattage halal ou casher: les questions demeurent sur les règles

Halal ou casher, l’abattage rituel, régulièrement contesté, défend ses pratiques au nom de la liberté de culte. Sans étourdissement de la bête mais « dans les règles de l’art » et avec le souci de la souffrance animale, assurent ses experts. Le shohet (sacrificateur) est titulaire du CCPA, en plus d’une carte signée par le grand rabbinat de France.

Les parties arrières, susceptibles d’avoir été en contact avec le nerf sciatique – jugé impropre -, sont écartées, et la carcasse est examinée après abattage pour vérifier qu’elle ne présente pas de lésions, notamment aux poumons. David Bloch emploie deux sacrificateurs casher dans son abattoir à Haguenau, en Alsace. « Quand on nous dit que le métier n’a pas évolué ce n’est pas vrai: on est passés des tueries artisanales à des abattoirs modernes, avec un contrôle sanitaire bien plus précis », assure-t-il en relevant que la réglementation contraint, après un laps de temps n’excédant pas une minute trente, à un « étourdissement pour soulager l’animal si le sacrifice a été mal fait ».

« Un geste rituel pratiqué selon les règles de l’art, avec perte de conscience rapide, n’engendre pas plus de souffrance qu’un conventionnel », affirme le grand rabbin Bruno Fiszon, membre de l’Académie vétérinaire et conseiller du grand rabbin de France.

Une pensée sur “Abattage halal ou casher: les questions demeurent sur les règles

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    22 juillet 2016 à 14 h 43 min
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    Les bêtes cachers n’ont aucun besoin de contrôle sanitaire. C’est le chohet qui s’en occupe. Il ne prendra pas la peine de tuer une bête en mauvaise santé. Dans les abbatoirs les vétérinaires n’examinent pas les bêtes cachers : inutile. De plus, la salaison avant consommation est une précaution supplémentaire.

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