A 95 ans, son dernier souhait, retrouver une trace de son père

Derniers rounds avant qu’il ne soit définitivement trop tard… Les contes de fée ne se réalisent pas toujours…

Quel que soit l’âge et le nombre d’années écoulées, il semblerait qu’il soit véritablement impossible de ne pas chercher ce qu’il est advenu d’un père, d’une mère, voire les deux, disparus pendant la Shoah.

Ainsi l’histoire de cet homme de près de 95 ans, installé dans la banlieue de New York, envoyé en 1941 avec sa mère dans un camp de travail, aujourd’hui à la recherche du plus petit indice à propos du sort réservé à son père resté dans la ville de Lvov ( aujourd’hui Lviv) une cité comme tant d’autres prise par les nazis et dont il n’est jamais revenu.

C’est un coup de pouce du hasard, des dispositions prises ces dernières années par le gouvernement polonais, qui aideront à répondre à cette question lancinante. Même si la réponse n’est pas de celles qu’il espérait…

Dernier des pays responsables de la Shoah, (coupables !) à se manifester, toute personne qui avait eu la citoyenneté polonaise et qui avait été forcée dans un camp de travail en Russie avait maintenant droit à une petite pension ou à une indemnisation.

La Croix-Rouge à la rescousse

C’est pour prouver qu’il remplissait les conditions demandées pour l’obtention de sa pension que M. Gottlieb avait contacté la Croix-Rouge, leur demandant s’ils avaient des documents qui l’aideraient à prouver où il se trouvait pendant la guerre.

Et c’est ainsi, besoin de témoignages aidant, une démarche en entraînant une autre, que Max Gotlieb, le vieux monsieur de rencontrer David Schneider, un des responsables de la Croix Rouge Internationale.

Celui-ci, installé à Stanmore en Angleterre, de passer des centaines d’appels à moults organisations, pour aider M. Gottlieb à prouver la véracité de ses déclarations. Et avec lui de découvrir si, comme il l’avait toujours pensé, le père de Max, Jacob, avait péri pendant l’Holocauste.

Dans un premier temps, M. Schneider a réussi à en savoir plus sur la famille Horowitz, qui avait aidé un certain nombre de réfugiés juifs à venir en Grande-Bretagne après la guerre.

Il a même réussi à trouver un enregistrement d’un autre Jacob Gottlieb aidé par les Horowitz, décédé à Londres dans les années 1980.

Malgré un travail de fourmi, toutes les recherches n’ont mené nulle part !

Tous les efforts, y compris une correspondance avec World Jewish Relief, la bibliothèque Wiener, le US Holocaust Museum et les archives allemandes, ont tous conduit à une impasse.

Même Yad Vashem, le centre commémoratif  israélien de la Shoah, consulté lui aussi, n’a pas été en mesure de fournir une réponse…

Pas de conte de fée, la fin de l’histoire ne se termine pas joliment

Et selon des probabilités statistiques, savoir que sur 220 000 Juifs de Lvov au début de la guerre, seuls 800 ont survécu à l’Holocauste rend tout espoir quasiment nul que le père de Max Gottlieb ait pu revenir de l’enfer.

Une bien vilaine réalité qu’un vieux monsieur de 95 ans ne pourra pourtant jamais admettre quel que soit le temps qui lui reste à vivre…

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *