14 Juifs cachés sous terre par un polonais pendant la shoah

Et si l’exception ne confirmait pas la règle mais la confondait ? Quel bonheur ! Une confiance en l’homme retrouvée comme pour ces Juifs cachés dans une cave en Pologne pendant la shoah. Pourtant, ce n’était pas des « on dit » qui avaient bercé l’enfance des enfants de déportés mais des témoignages de première main, des récits vécus par leurs parents au cours desquels ces héritiers de la  mémoire de la Shoah ne se souviennent pas d’avoir entendu parler de telles cachettes. Cachettes aussi bien cachées que l’amour des polonais pour les Juifs peut-être ! Qui pourra croire que ce put exister ? Personne sans doute et pourtant…

Sous terre… Il est dit qu’en Pologne, à Stankowa, un très vieux monsieur de 89 ans, Josef Jarosz, toujours alerte, bon pied bon œil, se souvient d’une cave mal chauffée pour ne pas dire pas chauffée du tout, au sol boueux, mais qui valait tous les abris de roi pour ces 14 Juifs cachés par sa famille. « C’est un cas unique, cette cachette est restée pratiquement intacte », dit Jonny Daniels, chef de la fondation internationale From The Depths, qui veut faire connaître des lieux historiques de ce genre. « En plus, nous avons ici un sauveur et une survivante », se réjouit-il.

Hanna Grygiel-Huryn, tel est le nom de la survivante, une vieille dame, elle aussi en pleine forme qui se plait à se raconter aux journalistes venus chez elle, dans la ville de Nowy Sacz.

« Nous vivions comme des taupes »

Alors âgée de quatre ans, elle ne se souvient plus très bien de son séjour dans ce souterrain.  Si elle peut dire que ses dimensions étaient d’environ cinq mètres sur deux et demi, c’est beaucoup plus par les récits venus plus tard relayer des lacunes bien légitimes vu son jeune âge. « Nous vivions comme des taupes », soupire Anna. Ce dont elle se souvient aussi, c’est de l’angoisse constante ressentie par tous tout le temps.

N’empêche, les 14 Juifs doivent leur vie au père de Jozef, Franciszek qui au risque de la sienne les cacha pour quelques jours, puis finalement jusqu’à la défaite de l’Allemagne tout simplement parce qu’il avait fait agréablement commerce avec eux.

Acte d’héroïsme, d’amour du prochain », (les termes ne sont pas trop forts lorsqu’on sait que la Pologne était le seul pays occupé par l’Allemagne nazie où le fait de cacher un Juif était puni de mort), il était logique qu’au début des années 90, les parents de Jozef, lui-même et une de ses sœurs furent informés qu’ils avaient été nommés au titre de Justes parmi les nations du monde.

Bely Landerer

Bely Landerer

Avec Bely, Coolamnews vous propose un œil iconoclaste terriblement avide du monde qui l’entoure

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