Précieux conseil d’un sauveteur israélien pour échapper à la noyade en mer

La période estivale est évidemment une source de joie, de détente et une véritable fabrique de bons souvenirs qui nous accompagneront tout au long de notre vie. C’est aussi parfois un rendez-vous avec la mer qui se termine mal. Eran Naïm, sauveteur de son état qui officie sur l’une des plages de Tel-Aviv a pris une belle initiative. Il a fait circuler sur les réseaux sociaux un article où il explique comment mettre tous les éléments de son côté, lorsque vous pensez que la mer vous a piégé.

Qui n’a jamais vécu ce moment au cours d’une baignade en mer ? Vous pensiez que tout était de votre côté, le drapeau blanc (vert en France) était hissé, des dizaines de baigneurs autour de vous, des eaux peu agitées voire calmes. Soudain vous vous apercevez que vous vous êtes éloigné. Pire, vous ne parvenez pas à revenir près des autres et à vous rapprocher du rivage et votre situation semble se compliquer puisque le courant vous entraîne encore et encore. La noyade vous guette.

C’est à ce moment que la panique risque de vous perdre. Si cela vous arrive encore une fois, concentrez-vous et retenez les lignes qui suivent. Sous la mer, le relief est comme sur terre. Même près des plages, il y a des vallons, des collines, des crevasses et des hauteurs. Le courant nous emporte au loin lorsque l’eau se retire car nous nous trouvons précisément dans une crevasse. Comme sur terre, l’eau s’échappe avec plus de vigueur lorsqu’il y a un dénivelé important…d’où le courant !

Faire le contraire de ce que vous pensez juste !

Mais pris dans ce courant, notre réflexe et de regarder autour de nous. Notre cerveau nous indique automatiquement 1. De lutter 2. De rejoindre un endroit de la mer qui nous parait calme. Or c’est exactement le contraire qu’il faut faire. Dans un premier temps, ne vous agitez pas, ne vous épuisez pas ! Vous aurez besoin de toutes vos forces pour réaliser ce qui suit. Le courant vous emporte, pas de panique, repérez l’endroit sur votre gauche ou votre droite où les vagues viennent se briser ! (Visionnez le lieu où il y a le plus d’écume et rejoignez le). Et oui, cela vous parait fou, mais c’est précisément là que se trouve une dune de sable sous-marine, un endroit plus en hauteur.

Logiquement, les vagues ne se brisent pas tant qu’elles ne rencontrent pas d’obstacles. Donc les endroits qui, à l’œil nu, vous paraissent calmes sont en fait les plus agités en profondeur,  les plus propices aux courants descendants (flots de retour). En revanche, si les vagues se brisent c’est qu’elles « se cassent » sur un relief. C’est ce même relief qui empêche les courants descendants d’être trop violents. C’est d’ailleurs ainsi que les sauveteurs délimitent les zones de baignades autorisées.

Dernier conseil, une fois arrivé près de l’endroit où les vagues se brisent, dites-vous que ces dernières, mêmes puissantes sont vos meilleures alliées. Si elles vous entraînent sous l’eau, vous n’y resterez maximum que 5 à 6 secondes, utilisez leur puissance pour revenir en ligne droite vers la plage. Et dites-vous que pendant tout ce temps où vous vous sentirez abandonnés, les sauveteurs seront déjà en route. Ils vous auront repérés, sans doute avant même que vous n’ayez compris que la mer vous met à l’épreuve.

David Sebban

David Sebban

Fondateur et Rédacteur en chef de Coolamnews. Journaliste TV et Radio, formateur et enseignant en communication, David est spécialisé dans l’actualité proche-orientale en général et israélienne en particulier.

3 pensées sur “Précieux conseil d’un sauveteur israélien pour échapper à la noyade en mer

  • 18 juin 2017 à 9:37
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    Ils sont merveilleux nos maitres nageurs, au niveau de tous les dangers de la cote merveilleuse d’Israel.
    Ce conseil devrait etre decline en films tutoriaux adaptes aux enfants et en plusieurs langues. A bon entendeur,…
    si une societe intelligente veut faire une action pub en financant cette idee avant la grande saison, je suis persuade qu’elleen tirera les benefices IMMEDIATEMENT
    shavua tov

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  • 18 juin 2017 à 8:44
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    En cas de crise de panique, reconnaître qu’on est dans cette situation, et se forcer de ne pas y céder en se concentrant sur sa respiration, une inspiration-expiration à la fois, jusqu’à ce que ça passe. Ca m’a sauvé la vie l’an dernier, en lac…

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  • 21 juin 2017 à 1:29
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    Vous dites « (Visionnez le lieu où il y a le plus d’écume et rejoignez le) » ….
    Ceci est incompréhensible … ! Cela sous entend qu’on a encore le contrôle. Or tout le problème dans ces cas la c’est précisément qu’on a plus le contrôle ?!
    Voulez-vous être plus précis svp ?

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